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mercredi 14 juin 2017

"Par action et par omission" de P.D. James

"Par action et par omission" de P.D. James
Ed. France Loisirs 1980. Pages 451.
Titre Original: "Devices and desires"

Résumé: Le commandant Dalgliesh, qui vient de publier un nouveau recueil de poèmes, part se reposer sur la côte du Norfolk, dans un ancien moulin qu'une de ses tantes lui a légué. Dalgliesh compte bien pouvoir oublier quelque temps à la fois Scotland Yard et son éditeur, mais un psychopathe étrangleur de jeunes filles qui sévit dans le Norfolk semble se rapprocher dangereusement du cap de Larksoken et, en outre, notre poète-détective ne peut se soustraire longtemps à la sollicitude de ses voisins: Alex Mair, directeur de la centrale nucléaire récemment érigée sur le cap; Alice, sa soeur, élégante, réservée, intimidante; Hilary Roberts, directrice administrative de la centrale; Neil Pascoe, écologiste passionné qui, de sa caravane sur la plage, organise la " résistance " à la centrale; Ryan Blaney, artiste peintre veuf et affligé de quatre enfants, locataire indésirable d'un cottage appartenant à Hilary; Miles Lessingham, qui rend cette dernière responsable du suicide de son ami... Et voilà que, au cours de sa promenade du soir, Dalgliesh bute sur un nouveau cadavre portant la " signature " de l'Etrangleur _ certaine mutilation particulièrement macabre. Or, presque aussitôt, on apprend que l'Etrangleur s'est suicidé avant que ce dernier crime ait été commis...

La 7 de la page 7: "Il entra dans le bureau de celle-ci pour laisser une note avec son adresse de vacances." 

On ne peut pas dire que les intrigues de P.D. James soient mauvaises, loin de là, mais je me retrouve toujours avec le même problème avec l'auteur. Sa lenteur. C'est lent. Très lent. Trop lent. Au point de perdre tout intérêt pour l'intrigue au tiers du livre. Pourtant je continue, probablement par curiosité. 
Curiosité, non pas pour l'intrigue mais je veux juste vérifier qu'au moins, une fois, P.D. James sera capable de me surprendre. Et ce ne sera pas avec "Par action et par omission" que cela se produira. 
L'histoire met énormément de temps à démarrer et ne décolle jamais vraiment. 
Pire, je ne suis même pas parvenue à m'intéresser plus de dix minutes aux personnages et à ce qui leur arrivait. Un désintérêt total m'a accompagné durant toute ma lecture. 
On a ici une intrigue où tout le monde ment, tout le monde cache quelque chose et on a du mal, nous aussi, à cacher notre ennui de plus en plus présent. 
Beaucoup de personnages, mais aucun qui ne surpasse les autres, même pas Dalgliesh. 
Bref... Une déception... A nouveau. 

Extrait: "La quatrième victime du Siffleur fut aussi la plus jeune, Valerie Mitchell, quinze ans huit mois quatre jours, et elle mourut parce qu'elle avait manqué le car de vingt et une heures quarante Easthaven-Cobb's Marsh. Comme toujours, elle avait attendu la dernière minute pour quitter la discothèque et la piste n'était encore qu'un magma serré de corps virevoltant sous les projecteurs de fortune quand elle s'arracha aux mains exigeantes de Wayne, cria ses médications à Shirley au sujet de leurs projets pour la semaine suivante, assez fort pour dominer les pulsations rauques de la musique et quitta la salle.

mardi 12 avril 2016

"A visage couvert" de P.D. James

“A visage couvert” de P.D. James
Ed. Le Livre de Poche 2012. Pages 251.
Titre Original: “Cover Her Face”

Résumé: À Martingale, la belle demeure des Maxie dans la campagne anglaise, on est assez tolérant pour admettre une domestique mère célibataire, et qui ne veut pas être séparée de son enfant. Mais rien ne va plus lorsque celle-ci arbore la même robe que la fille de la maison... et annonce ses fiançailles avec le " jeune maître ". Un meurtre est commis le soir même chez les Maxie. Et le policier Dalgliesh, spécialement mandaté par Scotland Yard, va entrer dans une des affaires les plus troublantes de sa carrière...

La 7 de la page 7: “Elle avait recommandé Sally sans réserve, tout paraissait si satisfaisant, en apparence.”

C’est dans “A visage couvert” que Adam Dagliesh fait sa première apparition. Comme toujours chez P. D. James, l’ambiance est ce qu’il y a de plus efficace. On reste sur ses gardes tant la menace est pesante à chaque page. Malheureusement, dans “ A visage couvert”, les personnages ne sont pas à la hauteur de l’auteur. Si l’intrigue est efficace, on s’enlise dans une histoire qui s’est trop vite révélée. On découvre vite qui est le tueur et quel est son mobile. Cependant, “A visage couvert” reste une bonne histoire, agréable à lire.

Extrait: “ll méritait bien son nom, s'adressant à la catégorie de lecteurs qui aiment une histoire solidement ficelée sans beaucoup se soucier de celui qui l'a écrite, préfèrent s'éviter la tâche fastidieuse du choix personnel et pensent qu'une bibliothèque de volumes de mêmes dimensions dans des reliures de même couleur donne de la classe à n'importe quelle pièce. “

mercredi 6 avril 2016

"Le Phare" de P.D. James


“Le Phare” de P.D. James.
Ed. Le Livre de Poche 2009. Pages 505.
Titre Original: “The Lighthouse”

Résumé: Au large de la Cornouailles anglaise, Combe Island abrite une Fondation destinée à permettre à des personnalités éminentes de venir jouir de la quiétude de ce lieu coupé du monde et se ressourcer à l'iode marin. Outre les résidents permanents - Emily Holcombe, dernière héritière des propriétaires de l'île, Rupert Maycroft, l'administrateur de la Fondation, Adrian Boyde, le comptable, Dan Padgett, le factotum, etc. -, Nathan Oliver, un écrivain de réputation mondiale, y séjourne régulièrement, accompagné de sa fille Miranda et de son secrétaire Dennis Tremlett. Alors que l'île accueille deux nouveaux visiteurs, l'un de ses habitants est retrouvé mort dans des conditions pour le moins suspectes. Chargé de mener une enquête aussi rapide que discrète, car Combe Island doit prochainement servir de cadre à un sommet international, le commandant Dalgliesh acquiert très vite la certitude qu'il s'agit d'un crime. Mais l'île est soudain la proie d'une autre menace, beaucoup plus insidieuse, celle-ci, et qui compromet la participation de Dalgliesh... Dans le huis clos d'une île battue par les vents se trouvent réunies toutes les qualités chères aux aficionados de la " reine du crime " : évocation vivante des lieux, incursions subtiles dans la vie des personnages, sans oublier les rebondissements d'une intrigue trépidante.

La 7 de la page 7: “En principe, ce que Combe Island leur offre, c’est la paix et la sécurité.”

“Le Phare” de P.D. James est un roman policier particulièrement maîtrisé. On y trouve tout ce qu’il nous faut pour passer un excellent moment de lecture. Des personnages mystérieux, une ambiance sombre et inquiétante, un récit fluide. Bref, vraiment tout ce qu’on peut souhaiter pour passer quelques heures dans une Angleterre aux paysages énigmatiques.
P.D. James n’a plus rien à prouver à personne quand il s’agit de récit policier. Et c’est toujours avec un très grand plaisir qu’on se laisse evahir par les récits de cet auteur qui n’a que peu de rivaux à sa hauteur.

Extrait: “Il s’approcha au bord de la falaise, s’arc-bouta des pieds et se pencha en arrière dans le vide. C’était la toute première étape, et elle s’accompagna du mélange de terreur et d’euphorie qui hantait encore sa mémoire. Si le point d’ancrage ne tenait pas, c’était un plongeon de vingt-cinq mètres vers la mort. Mais la corde se tendit et résista.”

vendredi 6 novembre 2015

"La salle des meurtres" de P.D. James

"La salle des meurtres" de P.D. James 
Ed. Le Livre de Poche 2004. Pages 572. 
Titre original: "The Murder Room" 

Résumé: Cette nouvelle intrigue concoctée par P.D. James se déroule dans le huis clos d'un petit musée londonien, le Dupayne, dédié aux années de l'entre-deux-guerres, véritable enclave de verdure et de calme située à la lisière du parc de Hampstead Heath. Administrée par les trois enfants de son fondateur Max Dupayne, cette institution rencontre des difficultés financières, et l'un des fils, Neville, psychiatre de son état, hésite à donner une nouvelle fois son aval à la reconduction du bail. Or sans son accord, le musée fermera. Aussi, quand on retrouve son corps carbonisé dans l'enceinte de l'établissement, est-ce tout naturellement sur les responsables et le personnel du musée que se portent les soupçons du commandant Adam Dalgliesh, dépêché sur les lieux.
Qui a pu souhaiter la mort du médecin? Son frère Marcus et sa sueur Caroline qui, eux, tiennent absolument à ce que le Dupayne reste ouvert? Le conservateur, James Calder-Hale, dont on apprend qu'il a des liens avec les services secrets du M15 ? Les deux employées modèles, Tally Clutton et Muriel Godby, qui se dévouent corps et âme à cette institution? L'affaire se complique lorsqu'un deuxième corps est retrouvé, cette fois dans l'une des salles du musée, précisément celle consacrée aux meurtres célèbres des années trente...

La 7 de la page 7: "Les gens sont tellement procéduriers."

Le livre est long et l'histoire est riche. Malheureusement, un indice plus qu'important est donné très tôt. Pour le lecteur inattentif, cela passe comme une lettre à la poste. Or j'ai une tendance à être très attentive aux détails quand je lis un roman policier. J'aime à essayer de découvrir l'assassin. De ce fait, j'ai très vite découvert qui était l'assassin.  Restait à savoir pourquoi. Et le mobile est assez vague. On reste avec un goût de trop peu dans l'esprit. 

Un bon divertissement qui tire parfois en longueur.

Extrait: "La salle des Meurtres était une grande pièce, d'au moins neuf mètres de long, bien éclairée par trois lustres. Pourtant Dalgliesh éprouva sur-le-champ une impression d'obscurité oppressante, malgré deux fenêtres donnant à l'est et une au sud. A droite de la cheminée richement ornée, une deuxième porte, ordinaire, était percée dans la paroi. Elle était de toute évidence fermée en permanence car il n'y avait ni bouton ni clenche à l'extérieur.
Des vitrines occupaient tous les murs. La partie inférieure portait des étagères de livres probablement consacrés aux différentes affaires au-dessus des vitrines s'alignaient des rangées de photographies sépia ou noir et blanc, de nombreux agrandissements mais aussi quelques clichés originaux, souvent d'une crudité sans équivoque. On aurait dit un collage de visages morts, ensanglantés et blêmes, assassins et victimes désormais unis dans le trépas, le regard fixé sur le néant.
"
 

lundi 11 mai 2015

L'île des morts de P.D. James

"L'île des Morts" de P.D. James
Ed. Le Livre de Poche 2007. Pages 403
Titre Original: "The Skull Beneath The Skin" 


Résumé: Un château victorien bâti sur une île : c'est là qu'un riche excentrique a convié quelques amis pour le week-end.
Au programme des réjouissances, une pièce de théâtre montée par une troupe d'amateurs. Mais quelqu'un trouble la fête, se livrant jà de macabres plaisanteries aux dépens des invités. La mort rôde autour de l'île. La terreur s'installe. Cordélia Gray, la jeune détective de La Proie pour l'ombre, joue les gardes du corps et observe d'un œil acéré ces convives dont les bonnes manières dissimulent des vices inavouables.
Energique, intuitive, elle dénoue un à un les fils de cette toile d'araignée criminelle.

La 7 de la page 7: "Contre toute logique, Cordélia fut déçue." 
Un très bon roman policier mais je dois avouer que j'ai eu énormément de mal à entrer dans l'histoire. Je ne sais pas vraiment pourquoi car l'histoire est vraiment bien ficelée. Je ne me suis pas sentie concernée par la vie de Cordélia Gray. Le personnage ne m'a pas touchée.

Et c'est vraiment dommage, car l'histoire en elle-même est représentative de tout ce qui fait un bon roman policier. Personnages mystérieux. Lieux reculés. Rebondissements efficaces.

Et c'est là que je me suis dis que peut-être le problème venait de moi... Et je me suis mise à penser aux autres romans policiers qui m'avaient laissée indifférente.


J'ai donc identifié le problème. Mon cher moi a un gros problème avec la description des enquêtrices dans certains romans. Je m'explique. Elles sont soit des femmes fortes, au tempérament bien trempé à qui on ne la joue pas. Elles savent tout et ont tout sacrifié à leur sacro-sainte carrière. Soit elles sont nunuches à souhait. Elles ont besoin qu'on les protège tellement elles sont fragiles. Elles ont subi un gros traumatisme (en général l'homme qu'elles vénéraient est mort dans d'atroces circonstances telles que enseveli par la lave lors d'une enquête au sommet de l'Etna.) Elles ont un besoin pathologique de se trouver là où elles ne devraient pas ("J'étais en route pour cette splendide petite pâtisserie pour m'acheter un cheese cake tout mignon pour accompagner mon thé à la verveine quand j'ai réalisé que seul Brad pouvait être l'assassin. Oh, bonjour Brad, je pensais justement à toi"')  

Bien sûr je ne généralise pas. Toutes les héroïnes de roman policier ne tombent pas dans les mêmes schémas.

 Tout cela pour dire, c'est ce qui est arrivé avec Cordélia Gray. Un besoin quasi suicidaire de confronter les éléments accusateurs (peut-on parler de preuves?) aux personnages incriminés.

Globalement, c'est le style "Je sais que c'est toi, et j'ai un besoin impératif de te le dire alors que nous sommes seuls sur une île isolée de tout. Non non non, je ne veux pas en parler d'abord à la Police!"

Donc... L'histoire est très bien ficelée mais le personnage principal est insipide. Ma lecture a été gâchée par cet élément et il me faudra donc en relire du même auteur pour pouvoir me faire une idée moins suggestive de ses oeuvres. 

Extrait: "Cela ne faisait aucun doute: la nouvelle plaque apposée près de la porte était de guingois. Cordélia n'avait pas besoin, comme Bevis, de se faufiler entre les voitures qui encombraient Kingly Street au milieu de la matinée et de regarder, yeux mi-clos, à travers un flot éblouissant de fourgonnettes et de taxis, pour constater cette évidence strictement mathématique: ce parfait petit rectangle de bronze qui avait coûté si cher penchait d'un bon centimètre." 

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