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mercredi 14 juin 2017

"Le Trône de Fer: Une danse avec les dragons" (tome15) de George R.R. Martin

"Le Trône de Fer: Une danse avec les dragons" (tome 15) de George R.R. Martin
Ed. J'ai Lu 2015. Pages 537. 
Titre Original: "Song of Ice and Fire: A Dance With Dragons"

Résumé: Tyrion Lannister, membre éminent de la famille régnant sur Westeros, n'aurait jamais imaginé en être un jour réduit à jouer les bouffons. Capturé par des esclavagistes lors de la traversée qui devait l'amener à Meereen, puis vendu à un riche marchand, il doit apprendre à maîtriser l'art difficile de la joute à dos de cochon pour assurer sa propre survie. Mais peu importe la manière, seul compte le résultat : s'il faut en passer par là pour attirer l'attention de Daenerys Targaryen, qui a rétabli la paix dans sa cité en épousant Hizdahr zo Loraq et rouvert les arènes de combat, ainsi soit-il.
Au moins a-t-il réussi à garder la tête sur les épaules, une prouesse dont ne peuvent se targuer tous les nains du royaume. Pendant ce temps, au Nord, les portes de Winterfell demeurent obstinément closes, tandis que la forteresse disparaît peu à peu sous un épais manteau de neige. Ses occupants, victimes d'un mystérieux tueur en série, finissent par se demander si les remparts servent à les protéger de l'assaut de moins en moins probable des troupes de Stannis Baratheon ou à sceller leur tombeau.
Car l'Hiver n'a jamais été si proche…

La 7 de la page 7: "La fillette au sommet, est-ce moi?" 

Dernier tome paru aussi bien en français qu'en anglais... Et on peut dire que l'excitation est à son comble. La tension monte au fur et à mesure qu'on tourne les pages. On sait que la fin est proche et pourtant encore si loin. Mais c'est déjà une satisfaction d'être arrivée aussi loin en compagnie de ces personnages extraordinaires. On s'est attaché à eux et c'est avec regret qu'on fermera ce dernier tome en attendant la suite. 
Daenerys qui devient de plus en plus un leader mais qui semble avoir de réels problèmes pour gouverner. Ne serait-elle, au final, qu'une guerrière? Pas une reine? Pendant que Jon met en valeur son côté de plus en plus humain, c'est chez lui qu'on trouve le réel talent de mener des hommes. Mais on ne peut qu'assister, en spectateur, à la chute du frère de la Garde de Nuit. 
Théon reprend du poil de la bête mais ne nous est pas plus sympathique pour autant, on a du mal à lui pardonner. Et que dire de Cersei pour qui Tyrion est responsable de tous ses malheurs. 
Alors que plane le danger sur Westeros, Aegon apparaît et bouleverse toutes nos convictions. Pièce cachée de l'échiquier, il faudra compter sur lui. 
A qui le trône? On a bien nos favoris. Mais dans le monde de Martin on a appris à ne pas se laisser corrompre par les apparences. Personne n'est à l'abri d'une trahison, d'un faux-pas. 
Un dernier tome qui ouvre la porte à une suite qu'on espère spectaculaire. 

Le plus aimé: Jon Snow. 
Le plus détesté: Cersei Lannister. 

Extrait: "La nuit progressa à pas noirs et lents. L'heure de la chauve-souris céda la place à celle de l'anguille, l'heure de l'anguille à celle des fantômes. Le prince, étendu dans son lit, contemplait le plafond, rêvait tout éveillé, se souvenait, imaginait, se retournait sous sa fine couverture de draps, l'esprit enfermé par des songes de feu et de sang." 

"Le Trône de Fer: Les dragons de Meeren" (tome14) de George R.R. Martin



"Le Trône de Fer: Les dragons de Meeren" (tome 14) de George R.R. Martin.
Ed. J'ai Lu 2014. Pages 537.
Titre Original: " Sonf of Ice and Fire: A Dance with Dragons"

Résumé: A présent que Stannis Baratheon est parti reprendre Winterfell aux Bolton pour s'assurer la domination du Nord, Jon Snow est redevenu le seul maître du Mur. Cependant, le roi autoproclamé a laissé sur place Mélisandre, la prêtresse rouge, qui semble décidée à apporter son aide au bâtard. Les flammes lui révèlent l'avenir, mais quel avenir ? A Meereen, la situation s'enlise : le blocus du port par les esclavagistes ne semble pas vouloir prendre fin, et Daenerys refuse d'envoyer ses dragons y mettre un terme flamboyant. L'enquête visant à démasquer les Fils de la Harpie, coupables des meurtres qui ensanglantent le pouvoir, piétine elle aussi. Seul un mariage pourrait dénouer la situation, mais les prétendants sont nombreux et les conséquences hasardeuses. Quant aux Lannister, ils vont devoir attendre encore un peu avant de pouvoir décoller la tête de leur lutin de frère : le ravisseur de Tyrion a de tout autres projets pour ce dernier...

La 7 de la page 7: "Leurs maîtresse, qui ne devait pas avoir plus de seize ans comme la Daenerys Targaryen de Yunkaï." 

Les choses bougent au Mur et à Winterfell. Mais les Nordiens ne sont pas les seuls à devoir prendre des décisions difficiles, Daenerys n'est pas en reste. 
La tension remonte au fur et à mesure des pages. Martin replace ses pions au Nord pendant que le Sud stagne. 
Le style implacable de Martin fait à nouveau des étincelles et nous fait ressentir le froid du Nord jusque dans nos os. 
Les alliances se font et se défont. Mais c'est surtout dans le personnage de Jon qu'on assiste à la plus grande évolution. Spectaculaire. 
Si parfois on piétine, ce n'est que pour mieux repartir quelques pages plus tard. Il y a assez de rebondissements pour conserver le rythme et l'intérêt du lecteur. 
Certes, certains personnages nous manquent comme Sansa par exemple, mais l'histoire de Jon nous contente. Ne reste qu'un tome avant la fin et devoir attendre la suite annoncée et attendue. On en frémit d'avance. 

Le plus aimé: Jon Snow. 
Le plus détesté: Ramsay Bolton. 

Extrait: " Trois chandelles de suif brûlaient sur l'appui de sa fenêtre pour tenir en respect les terreurs de la nuit. Quatre autres tremblotaient auprès de son lit, deux de chaque côté. Dans l'âtre, la flambée était entretenue, jour et nuit. La première leçon que devaient apprendre tout ceux qui entraient à son service était qu'on ne devait jamais laisser le feu s'éteindre. Jamais." 

"Le Trône de Fer: Le bûcher d'un roi" (tome 13) de George R.R. Martin

"Le Trône de Fer: Le bûcher d'un roi" (tome 13) de George R.R. Martin
Ed. J'ai Lu 2013. Pages 487.
Titre Original: "Song of Ice and Fire: A Dance with Dragons"

Résumé: Le destin des Sept Royaumes est sur le point de basculer.
A l'Est, Daenerys, dernière descendante de la Maison Targaryen, secondée par ses terrifiants dragons arrivés à maturité, règne sur une cité de mort et de poussière, entourée d'ennemis. Mais alors que certains voudraient la voir passer de vie à trépas, d'autres entendent rallier sa cause, tel Tyrion Lannister, le Lutin, dont la tête vaut de l'or depuis qu'il s'est rendu coupable du meurtre de son père, Tywin.
Au Nord, où se dresse l'immense Mur de glace et de pierre qui garde la frontière septentrionale des Royaumes, Jon Snow, le bâtard de feu Eddard Stark, a été élu 998e Commandant en chef de la Garde de Nuit, mais ses adversaires se dissimulent des deux côtés du Mur, y compris parmi les troupes de Stannis Baratheon qui ont élu domicile dans ces contrées glacées...

La 7 de la page 7: "Mais quand viendra ta mort véritable, tu vivras de nouveau." 

"Le bûcher d'un roi" est le premier tome de "A Dance with Dragons". Et on sait comme les débuts d'intégrale peuvent être difficiles avec Martin. C'est donc avec un peu (beaucoup) d'appréhension que j'ai commencé l'équivalent du dernier intégral. Là où les tomes précédents étaient moins percutants, j’espérais une meilleure suite. Et ce n'est pas vraiment une suite car on repart en arrière dans l'intrigue avec des personnages différents. On retrouve Daenerys et Tyrion avec une joie non dissimulée. On retrouve surtout Jon qui nous avait assez manqué dans les tomes précédents. Ici, le rythme est déjà beaucoup plus soutenu. On y croise de nouveaux personnages tels Ramsay Bolton. Ca faisait un moment qu'on avait plus un bon vrai méchant dans la saga. Nous voilà servis. Si on est encore loin de l'apothéose des Noces Pourpres, on sent, dans ce tome, qu'on ne reste pas dans l'inaction. Martin sait manier ses effet et nous surprend plus d'une fois dans ce tome où on reprend plaisir là où on ne trouvais que lenteur dans les tomes précédents. 
Un bon commencement pour ce tome et une suite qui se laisse attendre tant on veut en savoir plus. On est soulagé de retrouver notre enthousiasme pour le Trône de fer. 

le plus aimé: Jon Snow. 
Le plus détesté: Ramsay Bolton. 

Extrait: "Au loin, il entendait ses frères de meute l'appeler, de congénère à congénère. Eux aussi chassaient. Une pluie sauvage s'abattait sur son frère noir tandis que celuis-ci déchirait la chair d'une énorme chèvre; elle lavait le sang de son flanc à l'endroit où la longue corne du ruminant l'avait labouré." 

"Le Trône de Fer: Un festin pour les corbeaux" (tome 12) de George R.R. Martin

"Le Trône de Fer: Un festin pour les corbeaux" (tome 12) de George R.R. Martin
Ed. J'ai Lu 2008. Pages 409.
Titre Original: "Song of Ice and Fire: A Feast for Crows"

Résumé: Les cartes changent une nouvelle fois de main : Cersei Lannister, la noire régente, s'empêtre dans la toile d'araignée qu'elle a tissée pour neutraliser sa bru, la petite reine ; arrivée au terme de son éprouvante quête, Lady Brienne, la pucelle de Torth, va faire une découverte aussi inattendue que mortelle ; Sansa Stark, marionnette entre les mains de Lord Petyr Baelish, dit Littlefingers, prépare un retour en force qui devrait faire couler beaucoup d'encre... et de sang ! Un chapitre de plus se clôt sur le royaume des Sept Couronnes, avec son lot d'alliances contre nature, de trahisons sanglantes et de morts inutiles. Et comme le trône de fer ne reste jamais vacant bien longtemps, une nouvelle guerre civile se profile à l'horizon.

La 7 de la page 7: "Au cours de l'escalade, ils croisèrent une douzaine de frères de la communauté; leur passage suscita bien des regards curieux sous les capuchons brun-gris, mais pas la moindre parole de bienvenue." 

Les deux tomes précédents nous ont laissé quelque peu sur notre faim. Et c'est plein d'espoir qu'on ouvre le douzième tome "Un festin pour les corbeaux". Si ce tome est meilleur que les tomes précédents, force est de constater que le démarrage est difficile et douloureux. 
Brienne et Jaime continuent à se balader sur les routes, inlassablement, pendant qu'Arya commence, lentement mais sûrement à nous taper sur le système nerveux. Il lui arrive pas mal de chose mais son côté guerrier, limite ninja, de la jeune fille est trop forcé. 
Cersei reste Cersei, imbuvable. On s'intéresse à la vie sentimentale de Sam, c'est dire...
On retrouve certains personnages qu'on avait perdu de vue depuis quelques tomes déjà et c'est un gros point positif de ce tome. 
Mais, en vérité, on reste toujours avec un goût de trop peu. Il nous reste les manigances de ce bon vieux Petyr à nous mettre sous la dent et une fin assez bonne mais qui ne rattrape pas la lenteur du reste de l'intrigue.
Vivement la suite pour qu'on puisse enfin voir les choses un peu bouger.  

Le plus aimé: Petyr Baelish. 
Le plus détesté: Cersei Lannister. 

Extrait: "Il ne lui tint pourtant pas rigueur de son baiser.
Tu ne saurais croire la moitié de ce qui se passe à Port-Réal actuellement, ma petite chérie. Cersei culbute allègrement d'une bêtise dans une autre, aidée tout du long par son Conseil de sourds, d'aveugles et de corniauds. J'ai toujours prévu qu'elle ruinerait le royaume et se détruirait elle-même, mais je ne m'étais pas une seconde attendu à ce qu'elle le fasse tout à fait aussi promptement. S'en est presque contrariant. Je m'étais bercé de disposer de quatre ou cinq années peinardes pour semer de certaines graines et pour permettre de mûrir à certains fruits, mais maintenant... C'est une bonne chose que je me complaise à prospérer sur le chaos." 

mardi 6 juin 2017

"Le Trône de fer: Les sables de Dorne" (tome 11) de George R.R. Martin

"Le Trône de Fer: Les sables de Dorne" (tome 11) de George R.R. Martin.
Ed. J'ai Lu 2008. Pages 411.
Titre original: "Song of Ice and Fire: A Feast for Crows"

Résumé: Les têtes de nains tranchées ont beau s'accumuler sur le parvis de Castral-Roc, celle de Tyrion, meurtrier présumé de Tywin Lannister, son père, semble toujours solidement juchée sur ses deux épaules. Sa sœur Cersei, désormais régente, ne sait plus qui elle doit haïr le plus : lui ou la petite reine, Margaery, intriguante de basse-cour qui est parvenue à lui ravir le cœur du futur roi, son fils. Ses manœuvres ont beau être cousues de fil blanc, son joli minois et ses nombreux alliés font d'elle une rivale avec qui il faut compter. Pour autant, Cersei a encore quelques vilains tours dans son sac : ce n'est pas aux vieilles lionnes que l'on apprend à mordre...

La 7 de la page 7: "Et c'est en trombe qu'il croisa le char funèbre du seigneur son père pour regagner au plus vite la ville, dans le lointain." 

Avec ce onzième tome, on reste encore dans l'exposition de l'"après-Joffrey". Il y a du nouveau à Port Réal et Cersei se rend compte qu'elle regrette ses anciens "complices" Quitte à jouer au jeu du trône autant disposer des meilleurs joueurs. 
Les îles de Fer continuent à m'indifférer au plus haut point. On se doute que Martin veut en venir quelque part mais il est très difficile de comprendre où. J'ai énormément de mal à m'intéresser au sort des Greyjoy. Ils sont trop excentrés et du coup, on se retrouve loin de l'action. Même si il y en a peu. par contre, on commence à de plus en plus apprécier Jaime. Peut-être parce qu'on déteste de plus en plus Cersei. Et de ce fait on adore Margaery Tyrell. Enfin quelqu'un qui tient ouvertement tête à Cersei. 
Mais on continue à stagner en deuxième sans jamais vraiment embrayer. Le seul personnage qui continue à impressionner dans son évolution est Baelish. Il maintient le lecteur en haleine grâce à ses manières doucement féroces. Sans jamais réellement montrer ses cartes. Il manie le verbe comme d'autres manient l'épée tout en restant mystérieux. 
Sinon, oui, ce tome est lent et long. On attend quelque chose, n'importe quoi. Mais qu'enfin l'intrigue bouge... 

Le plus aimé: Petyr Baelish. 
Le plus détesté: Cersei Lannister. 

Extrait: "Je n'en ai pas envie! Elle n'a qu'à voler, ma bouillie d'avoine! 
Cette fois, Robert balança, le bol, bouillie d'avoine et miel et tout. Petyr Baelish baissa la tête en s'écartant lestement , mais mestre Coleman ne fut pas si prompt. Le récipient de bois l'atteignot en pleine poitrine, et l'explosion du contenu lui barbouilla la figure et les épaules. Pendant qu'il glapissait d'une manière on ne peut moins compatible avec sa maîtrise, Alayne essaya de calmer le petit, mais son intervention venait trop tard, déjà la crise s'était emparée de lui. Saisi d'une main fébrile, un pichet de lait prit l'air à son tour. En voulant se lever, Robert renversa on fauteuil, s'y empêtra, tomba par-dessus. L'un de ses pieds décocha dan le ventre de la jeune fille, une ruade si violente qu'elle en eut le souffle coupé.
Oh, bons dieux de bons dieux! entendit-elle petyr s'exclamer d'un ton écœuré."  

lundi 5 juin 2017

"Le Trône de Fer: Le chaos" (tome 10) de George R.R. Martin

"Le Trône de Fer: Le chaos" (tome 10) de George R.R. Martin.
Ed. J'ai Lu 2007. Pages 341.
Titre Original: "A Song of Ice and Fire: A Feast for Crows"

Résumé: Les sept couronnes ne sont pas près de dormir sur leurs deux oreilles : Cersei, fidèle à elle-même, ourdit de nouveaux plans machiavéliques pour garder la bride sur Lannister, ce que la mort de Tywin et la fuite du nain Tyrion, son fils et meurtrier présumé, rendent délicat. Au mur, Samwell Tarly se voit confier par Jon Snow une mission qui l'enverra au-delà des mers. Et tandis que Brienne, la pucelle de Torth, poursuit sa quête de Sansa Stark, la sœur de cette dernière, Arya, prend le voile noir de l'ordre du dieu multiface, à Braavos. Et la situation n'est guère plus reposante dans les îles de fer, où la maison Greyjoy doit gérer une succession à tout le moins contestée.

La 7 de la page 7: "... se sont des histoires racontées par des matelots, l'interrompit Armen, par des matelots, mon cher Mollander." 

Premier tome de "A feast for Crows", et de ce fait, forcément, beaucoup de lenteur dans ce début d'intégrale. En même temps, il ne faudrait tout de même pas devenir trop gourmand. On a été servis comme des rois dans les deux tomes précédents, il est donc normal que Martin apaise un peu le jeu et permette à ses lecteurs de souffler deux minutes. Comme c'est un début d'intégrale, Martin doit également remettre chacun des personnages dans son contexte et mettre en avant les tenants et les aboutissants de l'action précédente. Qui est avec qui? Où sont-ils? 
D'un point de vue plus personnel, je ne suis pas très Greyjoy. De ce fait, toute la partie sur les îles de Fer m'a quelque peu ennuyée. Non pas par manque de qualité du texte, mais vraiment par antipathie pour cette famille. 
Fait intéressant, Brienne et Cersei ont leur chapitrage. Alors si, comme moi, vous faites partie de ceux qui pensent dur comme fer qu'il y a un narrateur à cette histoire, ça nous en fait déjà deux de moins à briguer le poste. De plus, cela nous permet de plus s'investir dans le personnage de Cersei. Ca aurait pu la rendre sympathique mais bon, il ne faut pas rêver non plus, Cersei reste Cersei... 
On est ici en présence d'un tome d'introduction où il a peu d'action et peu de tension. On reste sur nos acquis et on attend la suite avec impatience. 

Le plus aimé: Margarye Tyrell (même si ce bon Petyr reste notre chouchou incontestable et incontesté)
Le plus détesté: Cersei Lannister. 

Extrait: "A sa mort, je déterrerai quelqu'un d'autre. Il n'était pas impossible qu'elle rappelle Littlefinger. Elle n'arrivait pas à imaginer le Val tolérer beaucoup plus longtemps Petyr Baelish dan le rôle du Lord Protecteur, à présent que Lysa Arryn était morte. les seigneurs locaux s'agitaient déjà, s'il fallait en croire Pycell. Une fois qu'ils lui auront arraché la tutelle de ce maudit mioche, c'est à quatre pattes et la queue entre les jambes que messire Petyr nous reviendra." 

dimanche 28 mai 2017

"Le Trône de Fer: La loi du régicide" (tome 9) de George R.R. Martin

"Le Trône de Fer: La Loi du Régicide" (tome 9) de George R.R. Martin
Ed. J'ai Lu 2009. Pages 409.
Titre Original: "A Song of Ice and Fire: A Storm of Swords"

Résumé: Avec la disparition de Robb Stark, le royaume du Nord, déjà amputé par l'occupation des Fer-nés, miné par les trahisons sournoises de Roose Bolton, quasiment réduit au Conflans que contrôlent de plus en plus les Frey félons, en jouant sur les vieilles querelles locales, et au détriment de Vivesaigues, assiégé et promis à l'un des leurs, n'est plus guère qu'un héroïque souvenir. Ainsi les Lannister semblent-ils assurés de triompher. Les jours de l'unique prétendant légitime au Trône de Fer, Stannis Baratheon, réfugié sur sa malheureuse île de Peyredragon, sont comptés. Mais c'est oublier les haines séculaires, internes et externes, qui l'entourent et peuvent tout remettre en question.

La 7 de la page 7: "Des hommes à Lord Bolton."

Dans "La Loi du Régicide", on retrouve nos personnages préférés là où on les avait laissés dans le tome précédent, "Les Noces Pourpres". Martin avait laissé ses lecteurs pantois et avides de la suite, ne leur laissant qu'un seul objectif: retourner, au plus vite, à Westeros. Ces personnages, parfaitement maîtrisés par Martin sont devenus un peu les nôtres. On les adore. On les déteste. On adore les détester. On déteste les adorer. Ils nous hantent. Ils font ressortir une part de nous qu'on ne savait pas posséder. Personne n'est foncièrement bon ni foncièrement mauvais. Dans le monde de Martin, il n'y a pas de "gentils" ou de "méchants". Juste des êtres humains qui font des choix, bons ou mauvais. (Bon, ok, il y a aussi des dragons...) 
La couronne vacille et tous sont affamés de vengeance et de pouvoir. A chaque page,  une potentielle trahison pointe le bout de son nez. A tout moment, tout peut basculer. Le lecteur est en tension perpétuelle. Il ne veut pas voir son (ses) personnage(s) préféré(s) mordre la poussière. Les certitudes s'effondrent et les cartes ne sont pas dans les mains de ceux que l'on croyait. A qui peut-on faire confiance? A personne. Ce qui est intéressant dans ce tome, c'est de remarquer que les allégeances du lecteur se font surtout par les interactions entre les personnages. 
Par exemple, on ne peut aimer Baelish sans aimer Sansa. Mais on ne peut détester Jaime puisqu'on adore Tyrion. Là où on ne supporte pas Cersei, Tywin nous la rendrait presque sympathique. Des personnages qu'on détestait au départ sont soudain appréciés uniquement en raison des interactions qu'ils peuvent avoir avec des personnages qu'on préfère. Si on reprend l'exemple de Ned Stark, est-ce que quelqu'un a vraiment détesté Ned Stark? Mais même si on l'adore, au fur et à mesure que les tomes avancent, on ne peut que constater qu'il avait quand même une vision de choses assez naïve (et on utilise "Naïve" parce qu'on ne dit pas du mal des morts... Sinon, oui, il y a bien un terme plus efficace pour décrire le comportement de Ned...) 
Les personnages de Martin ne sont pas figés. Même les morts continuent de hanter les pages et, tour de force de l'auteur, même eux continuent à avoir une évolution. 
Même quand le texte est plus faible ou que l'action est plus lente, Martin est toujours sauvé par ses personnage, nos personnages.
On en redemande, sans jamais vouloir que la saga se termine. 

Le préféré: Petyr Baelish. 
Le plus détesté: Tywin Lannister. 

Extrait: "Aux premières lueurs de l'aube, il constata que la seule idée de manger lui soulevait le coeur. Au coucher du jour, je risque de me trouver en posture de condamné. La bile lui donnait des acidités d'estomac, son nez le démangeait furieusement. Il le grattouilla de la pointe de son couteau."

dimanche 2 avril 2017

"Le Trône de Fer: Les Noces Pourpres" de George R.R. Martin

"Le Trône de Fer: Les Noces Pourpres" de George R.R. Martin
Ed. J'ai Lu 2009. Pages 442. 
Titre Original: "A Song of Ice and Fire: A Storm of Swords" 

Résumé: Le temps des batailles est révolu ; le fier royaume des sept couronnes n'est plus qu'un champ de ruines. Les quelques prétendants qui s'opposent encore nouent alliances et accords par des mariages arrangés et sans amour. Seuls les plus subtils et les plus retors l'emporteront... car quand l'épée échoue, la trahison prend le relais. Et pendant ce temps, par-delà les mers, loin dans les terres brûlées, Daenerys, dernière descendante de la lignée des Targaryen, conquiert un gigantesque empire pour restaurer l'antique puissance de Valyria et de ses dragons...

La 7 de la page 7: "Faut tous que ça meure, les humain, Jon Snow."

Une gifle. Il n'y a pas mieux pour décrire ce tome du Trône de Fer. Oubliez ce que vous croyiez savoir. Rien n'est tel qu'on vous l'a conté. Une ombre plane sur Westeros et ce ne sont pas ceux que l'ont croit qui jouent le mieux le jeu du trône... On commence...
"Les Noces Pourpres" est probablement le tome que j'ai préféré jusqu'à maintenant. Impossible de le lâcher jusqu'à la gifle gigantesque que le lecteur reçoit au dénouement de ce tome. Les personnages sont en place. Chacun d'entre eux à un rôle à jouer. Mais la force de Martin, ici, est de nous faire oublier certains de ses personnages qui pourtant se révèleront être cruciaux, centraux même. 
Commençons par Daenerys. On la voit peu mais quand elle intervient, c'est dans une apothéose gigantesque. La jeune femme devient de plus en plus impressionnante et gagne en puissance. Elle devient une véritable joueuse du  jeu du trône. 
Du côté Stark, la tension monte entre la mère et le fils. Et on tremble quand même pour eux, car dans le monde de Martin, personne n'est à l'abri. Et il suffira de deux mariages dans cette histoire pour que tout bascule. Le premier, celui de Edmure Tully et d'une des filles Frey. Pour laver l'affront fait à sa famille, Walder Frey commet l'impensable (quoique...) La violence se déchaîne, laissant le lecteur pantois et en apnée. Martin nous arrache des personnages auxquels on s'était attaché. Brutalement. Un deuxième mariage s'ensuit. Nous délivrant d'un personnage devenu insoutenable. Morts et mariages pour les Noces Pourpres. Jusqu'au dénouement final. Et c'est là que réside la puissance de Martin. Un personnage que l'on appréciait déjà beaucoup se révèle être beaucoup plus important que ce qu'on avait prévu. Tout est calcul. Tout était prévu. Et on a strictement rien vu venir. Un joueur de plus. Et pour le coup, quel joueur... Dans une saga où la force et les alliances politiques sont légion, c'est l'intellect qui gagne. C'est le plan parfaitement pensé que le lecteur n'a pas vu venir. C'est ce personnage, qui à lui seul, renverse tous les pions dans une apothéose jouissive. C'est bon. On l'a trouvé notre personnage préféré de la saga de Martin. Parce qu'il a mis un terme au règne de terreur, parce qu'il joue depuis le début sans qu'on l'ai vu venir. Et parce que le plan est parfait. Parce que dans ces batailles de testostérone, dans ces trahisons, dans ces personnages dégoulinants d'honneur, on a enfin trouvé un personnage à la hauteur de l'ambition de Martin. Ça y est, je suis amoureuse de ce personnage sarcastique. De ce personnage dont personne ne se méfie jamais réellement... Mais qui en un tour de force intellectuel renverse l'échiquier. La guerre est là. Les forces ont changé de camps. Et à partir de maintenant, tout est possible. Le meilleur tome jusqu'à présent. Et une belle leçon, pas besoin d'épée pour renverser le pouvoir. Que va-t-il advenir de Westeros maintenant?... Tout peut arriver. Vivement la suite. 
Le préféré: Petyr Baelish. 
Le plus détesté: Joffrey Baratheon. 

Extrait: 
"-Le... quel jeu?
-L'unique jeu. Le jeu des trônes. 
Il lui repoussa du front une mèche folle. 
-Vous êtes assez vieille pour apprendre que votre mère et moi étions plus qu'amis. Il fut un temps où Cat incarnait tout ce que je désirais dans ce monde (...) Plus jamais ils ne vous importuneront. Vous êtes en sécurité, maintenant, voilà tout ce qui compte. Vous êtes en sécurité avec moi, et vous êtes en route pour rentrer chez vous."  
 

"Le Trône de Fer: L'épée de Feu" de George R.R. Martin

"Le Trône de Fer: L'épée de Feu" de George R.R. Martin 
Ed. J'ai Lu 2003. Pages 374. 
Titre Original: "A Song of Ice and Fire: A Storm of Swords" 

Résumé: Les sept couronnes sont exsangues. Le royaume panse ses plaies. Les guerres ont vidé les campagnes, les épidémies ont ruiné les récoltes et les pillards écument les terres dévastées. Pourtant il y a toujours autant de prétendants qui briguent la couronne : chacun dans son repaire échafaude des stratégies. Les Lannister multiplient les alliances fragiles, Stannis Baratheon se réfugie toujours davantage dans le culte de R'hllor, le maître de la lumière, et Robb Stark soupire après son fief en lambeaux. Mais d'autres ennemis se massent aux frontières, loin dans le nord. Et, pendant que les puissants avancent leurs pions, les faibles tentent de survivre..

La 7 de la page 7: "Je ne voudrais pas vous blesser, Régicide." 

Retour à Westeros où les choses bougent pas mal et de toute part. Si on est encore dans un style d'exposition de l'intrigue, on sent la tension monter et on en sait plus sur certains personnages. Le lecteur se retrouve poussé dans ses retranchements en ce qui concerne plusieurs personnages. Celui avec lequel c'est le plus flagrant est sans doute Jaime Lannister. On l'a détesté depuis le début et maintenant, après deux tomes, on se retrouve à vraiment l'apprécier. C'est déroutant. Et en même temps, c'est très représentatif de la complexité que Martin met dans ses romans. Le lecteur ne peut se contenter de rester spectateur passif dans les romans de Martin. Il ne peut faire autrement que s'impliquer dans cette épopée magistrale. 
Mais il n'y a pas qu'à Westeros que les choses bougent. Loin de là. Déjà, Jon prend de l'ampleur au Mur. On peut apprécier son côté loyal. Ou alors vous pouvez être comme moi, et ne pas vraiment vous soucier de ce qui arrive au Mur... Ce sera certainement pour plus tard, je suppose. 
Par contre, Stannis se pose là comme une véritable enflure. On ne l'aime pas des masses malgré un chapitrage Davos qui, lui, nous est assez sympathique. 
En ce qui concerne Robb, on  a tendance à oublier qu'il est encore fort jeune. Mais on ne peut s'empêcher d'avoir envie de lui coller des claques tellement ses actions sont puériles. 
En refermant ce tome, on sent que le suivant sera probablement palpitant. Martin a tout mis en place pour une fin explosive de "A Storm of Swords". On en veut pour preuve le final de Daenerys, à couper le souffle du lecteur. 
La guerre gronde et les pions avancent sur l'échiquier de Martin. Tout est en place pour une suite que l'on espère vertigineuse. 
Le plus aimé: Daenerys Targaryen. 
Le plus détesté: Tywin Lannister. 

Extrait: "La faux de la destruction s'étant abattue de part et d'autre de la route royale sur deux journée de chevauchée, devant eux s'étendaient à perte de vue des champs et des vergers calcinés d'où saillaient des moignons d'arbres pathétiques. Et comme le feu n'avait pas davantage épargné les ponts, que les pluies d'automne grossissaient les cours d'eau, force était de patrouiller le long des rives en quête de gués. On ne voyait âme qui vive, mais les loups peuplaient chaque nuit de leurs hurlements."

"LeTrône de Fer: Intrigues à Port-Réal"

"Le Trône de Fer: Intrigues à Port-Réal" (tome 6) de George R.R. Martin
Ed. J'ai Lu 2003. Pages 346. 
Titre Original: "A Song of Ice and Fire: A Storm of Swords" 

Résumé: Le jeune et inconséquent roi Joffrey semble bien installé sur le trône de fer. L'usurpateur Baratheon est mort, l'armée de son frère Stannis a été défaite devant Port-Réal et le souverain Robb se retrouve dépossédé de ses propres terres. Joffrey n'a pourtant participé à aucune bataille. Il doit ces succès au courage de son oncle Tyrion et à la ruse de son grand-père Tywin. C'est un roi velléitaire, lâche et cruel qui s'apprête donc à régner sur les Sept Couronnes. Toutes les forces en présence n'ont cependant pas dit leur dernier mot. Là où les épées n'ont pu l'emporter, la puissance de la magie réussira-t-elle ?

La 7 de la page 7: "Les trois hommes durent barboter pour franchir le ruisseau." 

La première innovation de ce tome est le chapitrage de Jaime. Catelyn l'a libéré pour qu'il retrouve ses filles. Mais c'est sous bonne garde que Jaime voyage, accompagné de Brienne. Si on a très longtemps détesté Jaime qui, après tout, a poussé Bran, ce personnage prend de plus en plus d'ampleur et on commence a réellement s'attacher à lui. 
Pendant ce temps là, à Port-Réal, Tyrion se remet, difficilement, de ses blessures. On se sent mal pour ce personnage qu'on apprécie depuis le début. Par contre, la haine qu'engendre Cersei ne semble pas diminuer. Elle est juste parfois adoucie par le dégoût que nous inspire le père Lannister, Tywin. Alors même si on commence à entrevoir un nouveau Jaime, force est de constater que le seul Lannister qui trouve grâce à nos yeux est bien le seul Tyrion. Le reste de la famille peut bien se jeter dans le Trident qu'on ne bronchera pas une seule seconde. Il est pourtant intéressant de constater que les relations que Tyrion entretient avec son père sont peut-être une des raisons majeures pour laquelle on apprécie le nain. Bon sang, on aime vraiment pas Tywin. 
Si dans ce tome, on stagne un peu, il faut se tourner du côté du Mur pour voir les tensions monter de plus en plus. Les trahisons sont proches et les conflits de plus en plus palpables. Nul n'est à l'abri de voir sa tête au bout d'une pique. "Intrigues à Port-Réal" porte bien son nom et ce tome de "transition" permet d'entrevoir une suite bien alléchante. 
Le personnage préféré: Tyrion Lannister. 
Le personnage le plus détesté: Tywin Lannister. 

Extrait: "C'est par amour, évidemment, qu'il était entré dans la garde. Leur père avait mandé Cersei à la Cour quand elle avait douze ans, dans l'espoir de lui décrocher des noces royales. Il déboutait tous les prétendants, préférant la garder près de lui dans la tour de la Main tandis que, grandissant en âge et en féminité, elle devenait plus belle que jamais. Sans doute attendait-il que le prince Viserys sorte de l'enfance, voir que Rhaegar perde sa femme en couches, Elia de Dorne n'ayant pas une santé florissante."  

mercredi 25 janvier 2017

"Le Trône de Fer: L'invincible Forteresse" de George R. R. Martin

"Le Trône de Fer: L'invincible Forteresse" de George R.R. Martin. 
Ed. J'ai Lu 2003. Pages 348. 
Titre Original: "A Clash of Kings" 

Résumé: Le dénouement est proche. Car il ne reste que deux prétendants au trône des Sept Couronnes : Joffrey, le héraut du clan des Lannister, retranché à Port-Réal, et Stannis Baratheon, qui a masse ses navires aux abords de la capitale en vue de l'assaut final. Celui qui s'en rendra maître deviendra le véritable souverain du royaume. Il revient à Tyrion Lannister, le " Lutin " Haï de tous - aussi bien de ses ennemis que de ses allies - de préparer activement la défense de l'invincible forteresse. Pour cela, il a élabore un plan machiavélique afin de défaire le seigneur de Peyredragon et ses troupes. Un plan que seul son cerveau démoniaque et sa volonté de fer peuvent mettre en œuvre...

La 7 de la page 7: "Seul s'apercevait toutefois le gué le plus proche, qu'Edmure avait chargé Lord Jason de défendre, ainsi que trois autres en amont." 

Oyé Oyé Bonnes gens, le tome cinq du "Trône de Fer" est arrivé. Oyé, Oyé Bonne gens,  Winterfell est tombée et¨Port-Réal assiégée. Depuis quatre tomes, Martin bouge ses pions et nous livre, dans son cinquième tome, la première bataille de taille de sa saga. Et on a bien fait d'attendre car elle est magistrale. Le lecteur se retrouve en plein combat, impuissant, réduit à tourner les pages avidement, afin de connaître la suite. Certains montrent leurs faiblesses alors que d'autres étalent leur puissance. Sansa relève la tête, Arya fonce tête baissée. Tyrion doute mais ne flanche pas. Cersei tremble alors que Catelyn fait face à son destin. Et que dire de Brann, qui se découvre beaucoup plus puissant qu'il ne le croyait. Jon et Daenerys entrent enfin dans la danse. Certains se relèvent et d'autres tombent. Les coups bas sont de mise et les trahisons deviennent la norme. On  se méfie de tous et on en redemande. Vivement le sixième tome. 
Le préféré: Brann Stark
Le plus détesté: Theon Greyjoy. 

Extrait: "Sans plus bouger sur son genou qu'une gargouille, Tyrion Lannister était a demi accroupi au sommet d'un merlan. Par-delà la porte de la gadoue et les décombres informes de ce qui avait été les docks et le marché au poisson, la rivière semblait elle-même la proie des flammes. La moitié de la flotte de Stannis brûlait, l'essentiel aussi celle de Joffrey. Le moindre baiser du grégeois métamorphosait les superbes navires en bûchers funèbres, et en torches vivantes les êtres humains. L'air foisonnait de fumée, de flèches et d'agonie."

mercredi 30 novembre 2016

"Le Trône de fer: L'ombre Maléfique" (tome 4) de George R.R. Martin

"Le Trône de Fer: L'Ombre Maléfique" (tome 4) de George R.R. Martin. 
Ed. J'ai Lu 2009. Pages 352. 
Titre Original: "A Clash of Kings" 

Résumé:  Plongé dans le chaos, le royaume des sept Couronnes est en proie à une formidable pandémie de violence. Les héritiers du souverain défunt se disputent le trône dans d'âpres et sanglants combats. Et les puissants seigneurs, ralliés aux diverses causes, négligent tout égard pour le peuple, qui supporte souffrances et famine. Les ennemis jurés Catelyn et Tyrion fourbissent chacun leurs armes. Catelyn Stark rejoint Renly Baratheon, à la tête des forces de Hautjardin et Accalmie, tandis que Tyrion Lannister ourdit de nouvelles alliances et prépare Port-Réal à repousser le futur siège. Mais un nouveau péril se profile : une ombre plane, frappe les rois et renverse les citadelles...

La 7 de la page 7: "Ils comprirent enfin." 

Si le troisième tome du "Trône de Fer" manquait un peu d'action, le tome suivant tombe dans le même schéma à une exception près: le quatrième tome "L'Ombre Maléfique" connaît plus d'action mais surtout ce tome nous donne l'impression d'être une cocotte minute. A chaque chapitre, l'équilibre, précaire, semble vouloir s'effondrer. Ici, on est moins dans la stratégie, mais pas encore dans l'action. Et pourtant, le lecteur reste sur le qui vive à longueur de lecture. Il attend le pion qui fera chuter l'échiquier. Chacun dans sa contrée semble être apte à faire chuter cet équilibre, être le déclencheur d'une révolte sans précédent. Et pendant que le lecteur reste en apnée, Martin continue de jouer avec les nerfs des lecteurs. Là où ces derniers pensent que l'action va changer la donne, c'est ailleurs et sans prévenir que l'intrigue avance. Mais au-delà de cette intrigue bien construite, ce sont surtout les personnages qui sont à épingler dans ce tome. Ils se dessinent de plus en plus, leurs évolutions sont de plus en plus marquées. Il est vraiment temps pour le lecteur de choisir son camp. Aux côtés de qui compte-il frémir? Les Stark? Les Lannister? Les Baratheon? Qui est son Roi légitime? Qui est son traître? Qui est son allié? La révolte gronde et le lecteur n'en peut plus, il veut connaître la suite. Inlassablement. 
Le préféré: Tyrion Lannister. 
Le plus détesté: Stannis Baratheon. 

Extrait: "Des os, songea Catelyn. Ceci n'est pas Ned, ceci n'est pas l'homme que j'aimais, le père de mes enfants. Il avait les mains jointes sur la poitrine, des doigts de squelette reployés sur la garde d'une épée quelconque, mais ce n'étaient pas les doigts ni les mains de Ned, si vigoureux, si débordants de vitalité. On avait revêtu les os du surcot de Ned, c'était bien le beau velours blanc frappé du loup-garou à hauteur du cœur, mais il ne subsistait rien de la chair tiède sur laquelle tant et tant de nuits elle avait reposé sa tête, rien des bras qui m'avait étreinte. On avait beau rattacher la tête au torse par un beau fil d'argent, rien ne ressemble à un crâne comme un autre crâne, et, dans ces cavités vides, elle cherchait vraiment les prunelles gris sombre de son seigneur, ces prunelles qui pouvaient avoir la douceur des brumes ou la dureté de la pierre."

mercredi 23 novembre 2016

"Le Trône de fer : La Bataille des Rois" (tome 3) de George R.R. Martin

"Le Trône de fer: La Bataille des Rois" (tome 3) de George R.R. Martin. 
Ed. J'ai Lu 2009. Pages 416. 
Titre Original: "A Clash of Kings" 

Résumé: Le roi Robert Baratheon est mort, son ami Eddard Stark a été exécuté. La dynastie Baratheon n'aura duré qu'une génération et la paix plusieurs fois centenaire qui régissait le royaume des sept couronnes a volé en éclats.
Joffrey, le bâtard illégitime, se terre dans sa capitale, les frères de robert rallient des troupes â leurs bannières, le fils de Ned a levé son armée et crie vengeance, des pirates razzient les côtes et des brigands pillent les campagnes.
Il y a quatre rois désormais et chacun forge des alliances pour entraîner le royaume dans la tourmente de la guerre. Maintenant c'est l'acier qui va hurler son chant de mort.

La 7 de la page 7: "Dans la mer, reprit le fou; la neige s'élève et la pluie est sèche comme l'os." 

On continue notre aventure "Trône de Fer" avec ce troisième tome, "La Bataille des Rois". J'ai moins accroché à ce troisième tome qu'au deux premiers. Cela ne veut pas, pour autant, dire que je n'ai pas aimé ce volume. Disons que ce troisième tome m'a paru être un tome de transition plus qu'autre chose. Comprenez qu'il n'y s'y passe pas grand chose, chacun bouge ses pions et de ce fait, la stratégie surpasse l'action. Martin met en place l'action à suivre dans les tomes prochains. Seul Tyrion semble évoluer dans cet épisode. On sent bien que le nain Lannister nous prépare un coup grandiose, ayant pour seul maître sa propre personne. L'écriture est toujours aussi efficace et la plume nous emmène toujours un peu plus loin dans son oeuvre. En continuant de nourrir notre envie de continuer avec ses splendides personnages et son histoire exigeante, Martin lance sa saga dans l'imagination de ses lecteurs. Vivement la suite. 
Le préféré: Tyrion Lannister. 
Le plus détesté: Littlefinger. 

Extrait: "Une sottise, soupira Tyrion. Quand vous arrachez la langue d'un homme, vous ne prouvez pas qu'il est un menteur, vous avertissez seulement le monde que vous redoutez ce qu'il proférait." 

mercredi 26 octobre 2016

"Le trône de fer 2: Le Donjon Rouge" de George R.R Martin

"Le trône de fer 2: Le Donjon Rouge" de George R.R. Martin
Ed. J'ai Lu 2008. Pages 543. 
Titre Original: "A Game of Thrones: Song of Ice and Fire" 

Résumé: Comment Lord Eddard Stark, seigneur de Winterfell, Main du Roi, gravement blessé par traîtrise, et par là même plus que jamais à la merci de la perfide reine Cersei ou des imprévisibles caprices du despotique roi Robert, aurait-il une chance d'échapper à la nasse tissée dans l'ombre pour l'abattre ? Comment, armé de sa seule et inébranlable loyauté, cerné de toutes parts par d'abominables intrigues, pourrait-il à la fois survivre, sauvegarder les siens et assurer la pérennité du royaume ? Comment ne serait-il pas voué à être finalement broyé dans un engrenage infernal, alors que Catelyn, son épouse, a mis le feu aux poudres en s'emparant du diabolique nain Tyrion, le frère de la reine ?

La 7 de la page 7: "Les bâtiments que vous voyez furent édifiés par des esclaves qui, ramenés de razzias lointaines, ont tous procédé selon les usages de leurs nations respectives." 

A peine le premier tome déposé, voilà déjà le deuxième tome posé sur ma table de nuit. On se replonge, avec délectation, dans les intrigues de Martin. Malgré le chapitrage par personnage, jamais on ne se laisse Ned seul. Il reste dans un coin de notre tête. On sent que la situation dégénère pour lui et que sa loyauté le perdra. On souhaite qu'il s'en sorte indemne. Mais on sait que c'est peu probable. On s'attriste de son sort même quand le chapitre ne le concerne pas. On frémit pour Arya et on commence à entrevoir des personnages que l'on trouve répugnants. Chacun bouge ses pions en fin stratège. Martin emmène son lecteur dans cette aventure où aucun n'est en sécurité. Chaque personnage peut succomber et le lecteur choisit déjà son camp. Stark? Lannister? Pour lesquels serait il prêt à lever l'épée? Martin nous offre une suite impeccable aussi bien pour l'écriture que pour l'intrigue. Prodigieux. Enivrant. Encore...
Le préféré: Eddard Stark. 
Le plus détesté: Joffrey Baratheon. 

Extrait: "En un éclair affluaient dans sa cervelle toutes les leçons reçues de Syrio Forel. Prompt comme un daim. Silencieux comme une ombre. La peur est plus tranchante qu'aucune épée. Preste comme un serpent. Calme comme l'eau qui dort. La peur est plus tranchante qu'aucune épée. Fort comme un ours. Intrépide comme une louve. La peur est plus tranchante qu'aucune épée. La peur est plus tranchante qu'aucune épée. La poignée de sa latte était gluante de sueur lorsqu'elle atteignit, hors d'haleine, le palier de la tourelle et une seconde, s'y pétrifia: haut? bas? Grimper menait par le pont couvert qui enjambait la petite cour, droit à la tour de la Main, mais on compterait précisément qu'elle eût emprunté cet itinéraire. Ne jamais faire le geste escompté. Elle dévala quatre à quatre le colimaçon qui, à force de tournicoter, débouchait sur l'antre d'un cellier. Empilés sur une hauteur de vingt pieds, des fûts de bière s'y discernaient , panse à panse, à la faveur de la maigre lumière qu'au ras de la voûte diffusaient d'étroits soupiraux. Culs de sac. Point d'autre issue que par la voie d'accès... Mais elle n'osait pas remonter, ne pouvait pas non plus demeurer là. Il lui fallait retrouver Père et l'aviser du get apens. Père la protégerait." 

jeudi 20 octobre 2016

"Le trône de fer" de George R. R. Martin

"Le trône de fer" de George R.R. Martin. 
Ed. J'ai Lu 2015. Pages 479. 
Titre Original: "A Game of Thrones: Song of Ice and Fire"

Résumé: Il était une fois, perdu dans un lointain passé, le royaume des Sept Couronnes... En ces temps nimbés de brume, où la belle saison pouvait durer des années, la mauvaise toute une vie d'homme, se multiplièrent un jour des présages alarmants. Au nord du Mur colossal qui protégeait le royaume, se massèrent soudain des forces obscures ; au sud, l'ordre établi chancela, la luxure et l'inceste, le meurtre et la corruption, la lâcheté et le mensonge enserrèrent inexorablement le trône convoité. Pour préserver de l'ignominie les siens et la dynastie menacés se dresse alors, armé de sa seule droiture, le duc Stark de Winterfell, aussi rude que son septentrion natal. Mais, en dépit du pouvoir immense que vient de lui conférer le roi, a-t-il quelque chance d'endiguer la tourmente qui se lève ?

La 7 de la page 7: "Nous pourrions tout de même adopter une allure plus rapide non? dit Royce, une fois la lune entièrement levée." 

Si vous vous posez la question de savoir si on peut échapper au phénomène du "Trône de Fer", la réponse est oui. Je suis totalement passée à côté du phénomène télévisuel. Mais j'ai quand même voulu débuter le phénomène littéraire. Au final, ce premier tome du "Trône de Fer"? Au départ, il faut bien avouer que j'ai trouvé cela très long et ardu. Et lent en plus. Mais si on garde à l'esprit qu'il y a quand même déjà quinze tomes, on se rend compte par soi même qu'il faut bien que Martin installe ses personnages et un début d'intrigue crédible afin de happer son lecteur. Donc oui, au début, il faut bien s'accrocher et ne pas abandonner sa lecture même si, parfois, la tentation est grande. Toutefois, l'introduction est sauvée par des personnages déjà intrigants et particulièrement bien écrits et exploités. Martin met en place une mécanique infaillible basée sur des personnages forts et envoûtants. Et là, d'un coup, l'histoire s'emballe. Et il devient impossible de reposer ce livre. L'univers de Martin est sombre, froid et terriblement efficace. On sent qu'il maîtrise son sujet, il sait où il va. La découpe en chapitrage par personnages est également efficace car elle permet de conserver un suspens impressionnant tout au long de la lecture. De plus, cette structure permet de, déjà, observer une évolution chez certains personnages et de s'attarder sur certains détails de chacun d'entre eux. On s'attache sans s'en rendre compte. Le lecteur ne sait pas vraiment à qui se fier même s'il développe déjà certaines affinités. Un très bon début qui ne demande qu'une seule chose: qu'on lise la suite. Vite. 
Le préféré: Tyrion Lannister. 
Le plus détesté: Cersei Lannister. 

Extrait: "Ned mit un genou en terre. La proposition ne le surprenait pas. Dans quel autre but Robert eût il entrepris un si long voyage? La Main du roi occupait la deuxième place dans la hiérarchie des Sept Couronnes. Elle parlait de la même voix que le roi, menait les armées du roi, préparait les lois du roi. Elle allait parfois jusqu'à occuper le Trône de Fer, lorsque, malade, absent ou indisponible, le souverain devait renoncer à dispenser la justice en personne. Ainsi Ned se voyait il offrir des responsabilités aussi étendue que le royaume même. Seulement, c'était la dernière des choses au monde qu'il ambitionnât."