“Jamais sans ma fille” de Betty
Mahmoody
Ed. Pocket 1989. Pages 478.
Titre original: “Not without my
daughter”
Résumé: 3 août 1984... Dans
l'avion qui l'emmène à Téhéran avec son mari, d'origine iranienne, et sa fille,
pour quinze jours de vacances, Betty a le sentiment d'avoir commis une erreur
irréparable...
Quelques jours plus tard, son existence bascule dans le cauchemar. Le verdict tombe: "Tu ne quitteras jamais l'Iran! Tu y resteras jusqu'à ta mort." En proie au pouvoir insondable du fanatisme religieux, son mari se transforme en geôlier.
Elle n'a désormais qu'un objectif: rentrer chez elle, aux Etats-Unis, avec sa fille. Quitter ce pays déchiré par la guerre et les outrances archaïques: ce monde incohérent où la femme n'existe pas.
Pour reconquérir sa liberté, Betty mènera deux ans de lutte incessante. Humiliations, séquestration, chantage, violences physiques et morales. Rien ne lui sera épargné.
Quelques jours plus tard, son existence bascule dans le cauchemar. Le verdict tombe: "Tu ne quitteras jamais l'Iran! Tu y resteras jusqu'à ta mort." En proie au pouvoir insondable du fanatisme religieux, son mari se transforme en geôlier.
Elle n'a désormais qu'un objectif: rentrer chez elle, aux Etats-Unis, avec sa fille. Quitter ce pays déchiré par la guerre et les outrances archaïques: ce monde incohérent où la femme n'existe pas.
Pour reconquérir sa liberté, Betty mènera deux ans de lutte incessante. Humiliations, séquestration, chantage, violences physiques et morales. Rien ne lui sera épargné.
La 7 de la
page 7: “Cela vient du fond de la sale et ressemble à quelque chose comme
“Da-hiii-djon! Da-hiii-djon!”.”
Je me
rappelle la première fois que j’ai lu ce roman. C’était pour l’école. J’en
avais gardé un excellent souvenir de lecture et souhaitait revenir sur cette
ouvrage avec quelques années en plus… Et je ne regrette pas cette décision. J’y
ai retrouvé tout ce que j’y avais aimé. La puissance du texte reste implacable.
Ce livre témoignage est poignant. Le combat d’une mère a toujours une
résonnance particulière. On imagine pas la souffrance maternelle qu’engendre la
perte d’un enfant. Or ici, Betty Mahmoody décide de se battre non seulement
contre son mari mais également contre une culture et des moeurs différents des
siennes. Certains passages de ce combat sont insoutenables. On souffre avec
cette mère et on développe un soutien indefectible à sa cause. On l”accompagne
dans sa lutte contre l’absurdité de l’extrêmisme et les méandres de
l’administration (aussi bien iranienne qu’américaine). Un combat mené par une
femme forte et déterminée. Son combat devient le nôtre. On partage ses doutes,
ses colères et finalement sa joie. “Jamais sans ma fille” est à mettre entre
toutes les mains. Car malheureusement ces combats sont toujours d’actualité.
Extrait: “Ellen a pris sa décision poussée par la peur
et non par l’amour. Pour des motifs plus matériels que sentimentaux. Elle se
sentait incapable de faire face à l’insécurité qui est le prix de toute
emancipation. En fait, elle a choisi une experience horrible au quotidien, mais
qui lui offre un semblant de ce qu’elle appelle la sécurité.”
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