dimanche 28 mai 2017

"Le Trône de Fer: La loi du régicide" (tome 9) de George R.R. Martin

"Le Trône de Fer: La Loi du Régicide" (tome 9) de George R.R. Martin
Ed. J'ai Lu 2009. Pages 409.
Titre Original: "A Song of Ice and Fire: A Storm of Swords"

Résumé: Avec la disparition de Robb Stark, le royaume du Nord, déjà amputé par l'occupation des Fer-nés, miné par les trahisons sournoises de Roose Bolton, quasiment réduit au Conflans que contrôlent de plus en plus les Frey félons, en jouant sur les vieilles querelles locales, et au détriment de Vivesaigues, assiégé et promis à l'un des leurs, n'est plus guère qu'un héroïque souvenir. Ainsi les Lannister semblent-ils assurés de triompher. Les jours de l'unique prétendant légitime au Trône de Fer, Stannis Baratheon, réfugié sur sa malheureuse île de Peyredragon, sont comptés. Mais c'est oublier les haines séculaires, internes et externes, qui l'entourent et peuvent tout remettre en question.

La 7 de la page 7: "Des hommes à Lord Bolton."

Dans "La Loi du Régicide", on retrouve nos personnages préférés là où on les avait laissés dans le tome précédent, "Les Noces Pourpres". Martin avait laissé ses lecteurs pantois et avides de la suite, ne leur laissant qu'un seul objectif: retourner, au plus vite, à Westeros. Ces personnages, parfaitement maîtrisés par Martin sont devenus un peu les nôtres. On les adore. On les déteste. On adore les détester. On déteste les adorer. Ils nous hantent. Ils font ressortir une part de nous qu'on ne savait pas posséder. Personne n'est foncièrement bon ni foncièrement mauvais. Dans le monde de Martin, il n'y a pas de "gentils" ou de "méchants". Juste des êtres humains qui font des choix, bons ou mauvais. (Bon, ok, il y a aussi des dragons...) 
La couronne vacille et tous sont affamés de vengeance et de pouvoir. A chaque page,  une potentielle trahison pointe le bout de son nez. A tout moment, tout peut basculer. Le lecteur est en tension perpétuelle. Il ne veut pas voir son (ses) personnage(s) préféré(s) mordre la poussière. Les certitudes s'effondrent et les cartes ne sont pas dans les mains de ceux que l'on croyait. A qui peut-on faire confiance? A personne. Ce qui est intéressant dans ce tome, c'est de remarquer que les allégeances du lecteur se font surtout par les interactions entre les personnages. 
Par exemple, on ne peut aimer Baelish sans aimer Sansa. Mais on ne peut détester Jaime puisqu'on adore Tyrion. Là où on ne supporte pas Cersei, Tywin nous la rendrait presque sympathique. Des personnages qu'on détestait au départ sont soudain appréciés uniquement en raison des interactions qu'ils peuvent avoir avec des personnages qu'on préfère. Si on reprend l'exemple de Ned Stark, est-ce que quelqu'un a vraiment détesté Ned Stark? Mais même si on l'adore, au fur et à mesure que les tomes avancent, on ne peut que constater qu'il avait quand même une vision de choses assez naïve (et on utilise "Naïve" parce qu'on ne dit pas du mal des morts... Sinon, oui, il y a bien un terme plus efficace pour décrire le comportement de Ned...) 
Les personnages de Martin ne sont pas figés. Même les morts continuent de hanter les pages et, tour de force de l'auteur, même eux continuent à avoir une évolution. 
Même quand le texte est plus faible ou que l'action est plus lente, Martin est toujours sauvé par ses personnage, nos personnages.
On en redemande, sans jamais vouloir que la saga se termine. 

Le préféré: Petyr Baelish. 
Le plus détesté: Tywin Lannister. 

Extrait: "Aux premières lueurs de l'aube, il constata que la seule idée de manger lui soulevait le coeur. Au coucher du jour, je risque de me trouver en posture de condamné. La bile lui donnait des acidités d'estomac, son nez le démangeait furieusement. Il le grattouilla de la pointe de son couteau."

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