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dimanche 25 octobre 2015

"Mensonges, Mensonges" de Stephen Fry

"Mensonges, mensonges" de Stephen Fry
Ed. J'ai Lu 2003. Pages 382.
Titre Original: "The Liar"

Résumé: Adrian Healey est un menteur compulsif et invétéré. Il est jeune, beau, très intelligent, extrêmement cynique, sans scrupule, spirituel et tricheur. Ses excentricités, son homosexualité tapageuse et ses provocations en font le héros scandaleux de son collège. Du moins, tant qu'il en fait encore partie... Des années plus tard, un de ses professeurs l'entraîne à son tour dans une aventure rocambolesque.
Avec un humour décapant, des dialogues caustiques pleins d'esprit, Stephen Fry fustige l'hypocrisie et bouscule la bonne société anglaise.

La 7 de la page 7: "Quoi! Mais qu'est-ce qu'il s'est foutu sur le poil?" 
 
Même si j'aime beaucoup Stephen Fry, force est de constater que ce roman tire parfois en longueur. Si il y a des passages très drôle, ça ne suffit pas à totalement sauver le roman. 
"Mensonges, mensonges" est un bon livre. Plaisant même... Mais on reste sur sa fin. Je le recommande pour la qualité de la plume et l'acidité des propos. Mais si vous avez le choix avec un autre Stephen Fry, n'hésitez pas, prenez l'autre...

Extrait: "Tom traçait toujours son chemin avec ses propres idées. Il était arrivé à avoir les cheveux les plus longs de l'Internat et la plus grande consommation publique de nicotine de toute l'École, tout cela sans jamais attirer l'attention sur lui. Tout se passait comme s'il se laissait pousser les cheveux et fumait ses cigarettes parce qu'il aimait ça, et non parce qu'il aimait être vu. Voilà qui était dangereusement subversif."

jeudi 15 octobre 2015

"L'hippopotame" de Stephen Fry

"L'hippopotame" de Stephen Fry
Ed. Belfond 2000. Pages 358.
Titre Original: "The hippopotamus"

Résumé: En Angleterre, les acteurs écrivent aussi bien qu'ils jouent la comédie... Ce n'est pas Stephen Fry, aussi efficace à l'écran que la plume à la main, qui fera taire la rumeur. Dans L'Hippopotame, son second roman (après Mensonges, mensonges), il dresse un étrange tableau de famille, sur fond de riche société anglaise, et dévoile en trompe-l'oeil les secrets des uns et les obsessions des autres. Au premier plan, avec cet humour juste et raffiné, teinté d'une méchanceté toute britannique, Fry dépose son hippopotame, Ted Wallace.
L'individu aime les femmes, l'argent, le whisky... Snob et acariâtre, ce poète à la plume de fiel compte dans ses relations quatre-vingt-quinze pour cent d'ennemis et cinq pour cent d'amis intéressés. Alors qu'il noie dans l'alcool son échec professionnel au bar d'un club de Soho, il tombe sur Jane, sa filleule, qui lui annonce bientôt qu'elle est atteinte d'une maladie mortelle. Une révélation qui n'aurait guère concerné notre ami Ted si elle n'était suivie d'une proposition : cent mille livres pour enquêter sur un miracle qui aurait eu lieu dans la magnifique propriété de l'oncle de Jane : Michael Logan. Un richissime industriel que Ted connaît bien...

La 7 de la page 7: "Le grand dramaturge avait dix minutes de retard, naturellement, et il traversa la salle au pas de charge sans même me voir." 

 Si l'histoire est originale et que les personnages sont bien curieux, c'est surtout la plume qui m'a plu dans "L'hippopotame". Fry trouve les mots justes et pique là où il faut. Ce roman est hilarant. Une bonne critique de l’establishment anglais, on se prend d'affection pour ces personnages totalement atypiques et complètement barrés. 
Un véritable régal, page après page. On en redemande. 

Extrait: "Les rayons du soleil caressaient l'autel, faisaient luire les calices, les patènes et les bougeoirs, la mitre de l'évêque et nos jeunes têtes néophytes, nimbant l'ensemble d'un halo doré qui semblait calculé pour toucher dans l'auditoire l'athée le plus endurci et le pousser à s'agenouiller pour hurler sa foi inconditionnelle...Un tas de conneries naturellement. La seule chose qui luisait, cet après-midi là, c'était la goutte qui pendait au nez de l'évêque."