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samedi 27 février 2016

"Le Portrait du Mal" de Graham Masterton


“Le Portrait du Mal” de Graham Masterton
Ed. Milady 2010. Pages 476.
Titre Original: “Family Portrait”

Résumé: Un portrait de douze personnages au visage en décomposition... La toile est l'oeuvre d'un certain Waldegrave, ami d'Oscar Wilde et passionné d'occultisme, mais elle est sans valeur et plutôt médiocre. Alors pourquoi la mystérieuse Cordélia Gray veut-elle à tout prix s'en emparer? Quel est le secret du portrait? Qui sont les douze personnages? Vincent Pearson, l'actuel propriétaire du tableau, découvre un lien entre cette œuvre démoniaque et une série de meurtres particulièrement abominables qui secouent depuis quelques mois la Nouvelle-Angleterre...

La 7 de la page 7: “Je pensais que cela m’aiderait peut-être à comprendre.”

“Le portrait du Mal” commence très vite et très bien. On y trouve directement un hommage au “Le Portrait de Dorian Gray” d’Oscar Wilde. L’intrigue est fluide et attrayante. Un “page-turner” efficace. Cependant la fin est un peu trop alambiquée à mon goût. C’est mon deuxième roman de cet auteur et j’ai eu la même sensation les deux fois. Un fin un peu trop faible en comparaison au reste de l’intrigue. Et c’est bien dommage car ses romans partent toujours bien pour finir comme un feu d’artifice annulé. Pourtant l’écriture est très agréable et l’atmosphère est particulièrement efficace. Peut-être que le problème vient de moi…
Je garde cependant “Le Portrait du Mal” comme un bon livre, ne serait-ce que pour l’hommage à Wilde et pour les bons moments passés au début. Pour le reste, je ne pense pas retourner vers cet auteur. Même si il ne faut jamais dire “fontaine” (jamais deux sans trois…)

Extrait: “Chaque peinture est différente. Chaque peintre a sa technique particulière d’appliquer sa peinture. Certaines fois, lorsque je restaure un tableau, je sens la personnalité du peintre comme si elle m’imprégnait. Je sais qu’il approuverait ce que je tente de faire; je sais qu’il apprécierait mes soins minutieux. Mais ce tableau, ce Waldegrave, on dirait un marécage; plus je travaille dessus, plus il tombe en morceaux. J’ai l’impression  d’être un médecin légiste essayant de disséquer un cadaver en décomposition. Les visages sur ce tableau, lorsque je les touche, je n’ai même pas la sensation de peinture. On dirait de la chair en putréfaction.

dimanche 3 janvier 2016

"Le Diable en gris" de Graham Masterton


“Le Diable en gris” de Graham Masterton
Ed. Bragelonne Stars 2015. Pages 280.
Titre Original: The Devil in Gray”

Résumé: Une jeune femme brutalement taillée en pièces dans sa maison de virginie... avec une arme vieille de cent ans. Un officier à la retraite éviscéré... par un assaillant invisible. Un jeune homme, les yeux crevés dans sa baignoire... puis bouilli vif. Qu'ont ces victimes en commun ? Quel être de cauchemar les a massacrées ? Le mystère s'épaissit lorsque la police, jusque-là impuissante, reçoit l'aide d'une petite fille qui semble être la seule capable de voir l'assassin. Mais pourront-ils capturer un tueur qui n'a peut-être jamais été humain ? Qui arrêtera le diable en gris?

La 7 de la page 7: “Elle avait une voix rauque, voilée, comme si elle avait trop fume de havanes.”

J’aime vraiment beaucoup les romans d’horreur ou d’épouvante. Je suis vraiment preneuse. Alors quand j’ai lu ce quatrième de couverture, il faut avouer que j’étais plus qu’enthousiaste. Et au départ, force est de constater que je dévorais les premières pages avec envie. Masterton commence son roman directement. Pas d’exposition et d’introduction longue, non. Ici, on entre directement dans le vif du sujet. L’intrigue est directement posée en ne laissant aucun doute sur le côté  surnaturel de son histoire. Il nous donne directement les bases de son récit.
Et cela fonctionne plutôt bien pendant pas mal de pages. Malheureusement, en ce qui me concerne, est venu un moment où j’ai commencé à m’ennuyer ferme. On comprend bien l’intrigue et pourtant Masterton en fait des caisses. Il se répète. Cela aurait pu ne pas être trop dérageant mais si on y ajoute une fin plutôt faiblarde... Et, en effet, j’ai trouvé la fin trop “facile”. L’intrigue aurait mérité un dénouement en fanfare et là, c’est tout le contraire. Un stratagème plus que invraisemblable pour “attraper le tueur” et un mobile qui, s’il est bien trouvé, aurait mérité d’être un peu plus étoffé.
Toutefois, l’écriture reste agréable et les personnages sont plutôt bien campés et assez attachants. J’ai quand même passé un bon moment même si, il faut l’avouer, je ne garderai pas de ce roman un souvenir mpérissable.

Extrait: “Decker était dans la partie depuis suffisamment de temps pour savoir qu’un meurtre commis au hasard, cela n’existait pas. “Un meurtre commis au hazard” était une phrase que les policiers d’un certain âge utilisaient lorsqu’ils pensaient en réalité :  Nous avons déjà un suspect très probable en détention préventive et je n’ai pas envie de consacrer plus d’heures supplémentaires à rechercher quelqu’un d’autre.”