lundi 24 août 2015

"Pourquoi j'ai mangé mon père" de Roy Lewis.

"Pourquoi j'ai mangé mon père" de Roy Lewis. 
Ed. Pocket 2012. Pages 192. 
Titre Original: "The Evolution Man"

Résumé: Ernest, un jeune homme préhistorique du Pléistocène moyen raconte les aventures de sa famille et en particulier de son père Édouard, féru de sciences et pétri d'idées généreuses. Pour échapper aux prédateurs de l'Afrique orientale, Édouard invente successivement le feu, les pointes durcies à la flamme, l'exogamie et l'arc. Seul l'oncle Vania voit cette débauche de progrès d'un mauvais œil et ne se prive pas de critiquer Édouard, en profitant toutefois de ses dernières trouvailles : si son cri de ralliement est « Back to the trees! », il le pousse volontiers auprès d'un foyer rassurant.
Le reste de sa famille est également inventif : la mère découvrira la cuisson des aliments alors que Ernest et ses frères se distingueront chacun à leur manière, tel William, qui tentera de domestiquer un chien, Alexandre qui à l'aide de morceaux de charbon dessinera des images contre les rochers ou encore Oswald qui poussera, en bon chasseur, la famille à la vie nomade.
L'incendie accidentel de la savane, le don du feu à des tribus adversaires, puis la découverte de l'arc donnent lieu à de nombreuses controverses conduisant au dénouement tragique qui justifie le titre français.

La 7 de la page 7: "Mais ça, Edouard, ça!" 

Même si on a adoré le roman, force est de constater qu'on a trouvé ça un peu "vieillot"... 
L'idée est splendide et magnifiquement exécutée par un Lewis drôlissime mais le texte et la narration souffrent de ce côté "Vieillot". Si les personnages sont drôles et collent toujours autant à la société actuelle, on a un peu de mal à s'attacher à eux. On a tout de même passé un bon moment même si on ne le lira probablement qu'une seule fois... 

Extrait: "Pour un peu, tu vas me dire que nous sommes parfaitement adaptés à notre milieu. C'est ce qu'ils disent tous quand ils sont fatigués d'évoluer. Dernières paroles du spécialiste, juste avant qu'un autre spécialiste encore plus spécialisé n'arrive pour en faire son dîner. Combien de fois Ernest, devrais-je répéter ces choses-là? Parfois tu me donnes l'impression pénible qu'entre tes deux oreilles, l'air est pur, la route est large." 


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