jeudi 11 août 2016

"D'un bord à l'autre" de Armistead Maupin

"D'un bord à l'autre" de Armistead Maupin.
Ed. 10/18 2012. Pages 379.
Titre original: "Significant Others"

Résumé: "Est-il encore utile de présenter Armistead Maupin ? [...] En 1976, il commence à publier des historiettes dans les colonnes du San Francisco Chronicle. Armistead Maupin remet au goût du jour le feuilleton, tel que le pratiquait Alexandre Dumas au XIXe siècle. Seulement, notre Américain laisse la chevalerie dans sa poche, préférant à d'Artagnan un certain Michael Tolliver (alias Mouse), un joyeux homo. Ce dernier cohabite avec Mona Ramsey, Brian Hawkins et Mary Ann Singleton au désormais mythique 28, Barbary Lane. Mme Madrigal, une "logeuse d'une sensibilité quasi cosmique", transsexuel et mère poule en puissance, y accueille les nouveaux locataires par un joint de son herbe maison..."

La 7 de la page 7: "Shawna tira sur le bras de son père." 

Cinquième tome des chroniques de San Fransisco, "D'un bord à l'autre" continue dans la même veine que les autres tomes. Mais on renoue avec une qualité qui, parfois, a fait défaut dans les tomes précédents. On retrouve ces situations loufoques mais, comme toujours, c'est l'humanité de ces personnages qui reste comme le fer de lance de ces célèbres chroniques. Ce ne sont pas des situations qui créent le récit mais les personnages qui réagissent à ces situations. Personnages, toujours aussi enthousiasmants. Maupin nous livre ses personnages avec leurs qualités mais surtout avec leurs défauts. Car ce sont surtout ces petites faiblesses qui nous touchent, qui nous identifient à eux. Chacun d'entre-eux nous compose. Nous ne sommes pas l'un ou l'autre, mais un subtil mélange de chacun d'entre-eux. On attend la suite avec impatience. 

Extrait: "Malgré son ciel, ses arbres et sa rivière, le Grove était complètement marqué par la présence humaine, le produit du génie de l'homme; même s'il se présentait comme un espace à l'écart du monde ordinaire, un repaire d'une tribu secrète fermée au reste de l'humanité, l'ordre y régnait en maître, on n'y décelait pas le plus petit relent d'anarchie. Rien d'étonnant qu'il s'en réjouît."

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