jeudi 25 août 2016

"Jessie" de Stephen King

"Jessie" de Stephen King
Ed. J'ai Lu 1996. Pages 442. 
Titre original: "Gerald's Game" 

Résumé: Il ne fallait pas jouer à ce petit jeu, Jessie. Vous voilà enchaînée sur votre lit, le cadavre de Gerald à vos pieds, condamnée à vous enfoncer dans la nuit, la terreur et la folie. Les femmes seules dans le noir sont comme des portes ouvertes... si elles appellent à l'aide, qui sait quelles créatures horribles leur répondront ?

La 7 de la page 7: "Quoi qu'il en soit, ce qui importait à l'heure actuelle, c'est qu'elle avait continué le jeu plus longtemps qu'elle ne l'avait vraiment souhaité, parce qu'elle aimait cette flamme dans les yeux de Gerald, qui la faisait se sentir jeune, belle et désirable." 

Avec "Jessie", Stephen King nous livre une histoire claustrophobique dans laquelle on a du mal à respirer ou alors juste par saccades. Dès qu'on trouve un moment pour souffler un peu, on repart, sous la plume du maître, dans un chapitre haletant. Parfois, il a pitié de nous et nous laisse quelques pages pour qu'on puisse reprendre nos esprits mais cela ne dure jamais bien longtemps, ce n'est qu'un stratagème pour mieux nous avoir au prochain tournant. Le lecteur est enfermé avec Jessie. On est Jessie, terrifiés par Gerald, terrifiés par les "visions", terrifiés qu'on nous laisse là, à jamais. Mais comme elle, on lutte pour s'en sortir vivant. On tremble avec ce personnage, ses terreurs deviennent les nôtres. Jusqu'au dénouement final. 
Le maître de l'angoisse et de l'horreur a de nouveau frappé. "Jessie" vous fera passer un excellent moment sous la couette, à la seule lumière de votre lampe de chevet. 

Extrait: "Elle se vit couchée dans le noir, un homme-ou une chose de forme humaine-debout en face d'elle dans le coin de la pièce. Ce n'était ni son père ni son mari, mais un étranger, "l'étranger", celui qui hante nos visions paranoïaques les plus malsaines et incarne nos peurs les plus profondes.
Impossible de faire disparaître cet être de ténèbres comme par magie en lui jetant à la figure un mot en -ologie, car c'était un joker cosmique. "Mais si, tu me connais", affirma la créature au long visage blafard, qui se pencha en avant pour saisir sa sacoche.
"

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