mercredi 20 septembre 2017

"The Whites" de Richard Price.

"The Whites" de Richard Price.
Ed. Bloombury 2015. Page 333.

Résumé: Milieu des années quatre-vingt-dix. Le jeune Billy Graves est flic au sein d'une brigade anticriminalité de l'un des pires districts du Bronx. Il fait partie d'un groupe de policiers prometteurs, les Wild Geese, et une carrière brillante lui semble assurée. Jusqu'au jour où il tire accidentellement sur un gamin. L'affaire, fortement médiatisée, lui vaut d'être mis au placard quelque temps.
Aujourd'hui, Billy est devenu chef d'une équipe de nuit du NYPD. Son quotidien : sillonner les rues de New York, de Wall Street à Harlem, pour en assurer la sécurité, même s'il sait que certains criminels passeront toujours au travers des mailles du filet. Ces derniers, il les surnomme les « whites », ceux qui s'en sortent blancs comme neige. Chaque policier en a un qui l'obsède.
Puis vient un appel qui change tout : un meurtre a eu lieu à Penn Station. Et la victime n'est autre que le white d'un de ses anciens coéquipiers. Lorsqu'un autre white est assassiné, Billy commence à s'interroger : quelqu'un serait-il en train de régler ses comptes ? Et qui est cet homme qui, soudainement, paraît s'intéresser à sa femme et à ses enfants, au point de les suivre en filature ?

La 7 de la page 7: "As he stepped back to brush the ash off his sport jacket, his cell rang: Rollie the Wheel." 

Avec "The Whites", Richard Price nous offre un polar très sombre et très dur. On entre dans un monde de noirceur et on en redemande. On s'attache assez vite au personnage de Billy. Il nous plait car c'est un homme qui porte ses cicatrices avec humilité. Mais cela vaut pour tous les personnages de "The Whites". Ils sont blindés de blessures mais continuent leur vie, "normalement". Jusqu'au moment où l'équilibre se rompt. La tension monte au fur et à mesure et on ne peut qu'être témoins, impuissants, de la tragédie en préparation. 
On suit la vie de ces inspecteurs dont le quotidien est d'une dureté sans nom. Mais on sait aussi que la ligne a été franchie. On ne peut revenir en arrière. 
Price joue avec les limites de "bon" et de "méchant". Chacun maintient ses cartes près de sa poitrine, se dévoilant sans jamais avouer. La différence entre le bien et le mal devient de plus en plus ténue. 
Et c'est avec étonnement qu'on assiste au dénouement de ce polar bien ficelé. Price nous emmène là où on ne s'y attendait pas. Un très bon roman qui se laisse lire avec une facilité déconcertante. 

Extrait: "And no, my son isn't going to apologize to that little shit, and no, we're not going to pay for those glasses. But you know whu should? You and this whole goddamn school, because what happened yesterday is all your fault. You put on this stupid, boring show about the planets, all these poor kids has to come out and say "Hello I am Saturn". And you know, you know, one poor kid has to come out and say "Hello, I am Uranus". Jesus Christ, you're a shrink, do you know how humiliating that is?
 

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