mercredi 14 juin 2017

"Sauver sa peau" de Lisa Gardner

"Sauver sa peau" de Lisa Gardner
Ed. Le Livre de Poche 2016. Pages 503. 
Titre Original: "Hide" 

Résumé: Sally, Cindy, Lucile... Depuis l’enfance, Annabelle Granger s’est habituée à devoir changer brusquement de prénom, de nom, de maison, de ville, d’histoire… Sans qu’on lui donne la moindre explication. La découverte dans une chambre souterraine de l’ancien l’hôpital psychiatrique de Boston, des cadavres de six fillettes, mortes des années auparavant, fait la une des journaux. Un nom sur un médaillon identifie l’une des petites victimes : Annabelle Granger. L’heure n’est plus à la fuite et Annabelle décide de sortir enfin de l’ombre. Mais le tueur est toujours aux aguets. Il l’attend. Depuis vingt cinq ans…

La 7 de la page 7: "Ma mère, ma mère, ma mère! hurlai-je.

"Sauver sa peau" est mon premier Gardner. C'est donc en mode thriller et découverte que j'ai ouvert ce roman. Le personnage d'Annabelle m'a tout de suite semblé sympathique. Elle est fort torturée mais sans pour autant aller trop loin dans la souffrance. C'est une survivante sans pour autant dégouliner de blessures et de pathos inconvenant. Mais il n'y a pas que le personnage d'Annabelle qui est intéressant. Tous les personnage sont bien écrits et surtout bien exploités. 
Avec ses différents récits, on se demande où Gardner nous emmène. Où vont se joindre toutes ses histoires? Et au trois quarts du roman, on se rend compte qu'on a pas mal piétiné. Sans que cela soit un reproche car on ne se rend pas compte de la lenteur de l'intrigue avant que celle-ci ne s'accélère. Et au moment où tout se rejoint, on ne peut que sentir de l'empathie pour Annabelle qui voit sa vie et ses convictions voler en éclats. Au final, un très bon thriller qui donne envie de découvrir un peu plus l’œuvre de Gardner.  

Extrait: "Le problème, c'est qu'il n'y a pas de bande-son dans la vraie vie. Au cinéma, on sait quand un malheur va arriver parce que les grosses basses vous préviennent. Il n'y a pas une personne au monde dont le cœur ne s'affole en entendant la musique des dents de la mer, et, franchement, c'est réconfortant. On aime avoir des repères. Ça donne un certain ordre au monde. Un malheur peut arriver, mais seulement quand on commence à entendre en fond sonore da-dah, da-dah, da-dah-da-dah."

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