jeudi 9 juin 2016

"99 Francs" de Frédéric Beigbeder


“99 francs” de Frédéric Beigbeder.
Ed. Folio 2004. Pages 298.

Résumé:En ce temps-là, on mettait des photographies géantes de produits sur les murs, les arrêts d'autobus, les maisons, le sol, les taxis, les camions, la façade des immeubles en cours de ravalement, les meubles, les ascenseurs, les distributeurs de billets, dans toutes les rues et même à la campagne.
La vie était envahie par des soutiens-gorge, des surgelés, des shampoings antipelliculaires et des rasoirs triple-lame. L'?il humain n'avait jamais été autant sollicité de toute son histoire : on avait calculé qu'entre sa naissance et l'âge de 18 ans, toute personne était exposée en moyenne à 350 000 publicités. Même à l'orée des forêts, au bout des petits villages, en bas des vallées isolées et au sommet des montagnes blanches, sur les cabines de téléphérique, on devait affronter des logos "Castorama", "Bricodécor", "Champion Midas" et "La Halle aux Vêtements".
Il avait fallu deux mille ans pour en arriver là.

La 7 de la page 7: “Le bon temps des vilains autodafés permettait de distinguer les gentils des méchants.”


J’aime beaucoup Frédéric Beigbeder. J’aime son cynisme mais aussi cette fausse insouciance qui règne dans chacun de ses romans. Et pourtant, je n’ai pas du tout aimé “99 francs”. Le roman est trop décousu pour que je ne me sois vraiment attardée sur les points qui auraient pu m’intéresser. Certes, le roman est percutant dans son propos mais je me suis proprement ennuyée. Mais ce n’est pas bien grave si on considère que “99 francs” reste l’exception de l’œuvre de Beigbeder. Ce roman est l’exception qui confirme la règle. Je n’en reste, donc, pas moins une grande admiratrice de l’écriture de cet auteur.

Extrait:“Chère Obsession,
Pourrais-tu avoir la gentillesse de me sauver de moi-même ? Sinon je mets les pieds dans l'eau et les doigts dans la prise. Il existe une chose qui est pire que d'être avec toi : c'est d'être sans toi. Reviens. Si tu reviens, je t'offre une New Beetle. Bon, d'accord, c'est un peu con comme proposition mais c'est de ta faute : depuis que tu es partie, je deviens de plus en plus sérieux. Je me suis aperçu qu'il n'existait pas d'autre fille comme toi. Et j'en ai conclu que je t'aimais
. “

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