mercredi 15 juin 2016

"Tuer le père" de Amélie Nothomb


“Tuer le père” de Amélie Nothomb.
Ed. Le Livre de Poche 2012. Pages 130.

Résumé: Allez savoir ce qui se passe dans la tête d'un joueur.

La 7 de la page 7: “A quatorze ans, sa première décision est d’arrêter l’école.”

Oyé, Oyé! J’ai enfin aimé un livre écrit par Amélie Nothomb. Comme quoi, il ne faut jamais dire “fontaine”. Bon, ce n’est pas le roman du siècle mais il a au moins le mérite d’exister. Pour une fois, je suis parvenue à m’impliquer dans le récit. Les personnages sont bien écrits et je me suis impliquée dans leur histoire commune. Le récit est bien mené et bien raconté. Pour une fois, j’ai été prise par surprise par la plume de Nothomb qui ne s’immisce que peu dans le récit. Une vraie surprise. Et une bonne pour une fois. Comme quoi...


Extrait: “Jongler revient à nier tant la pesanteur que la multiplicité des choses. Le pari du jongleur est d’assurer le mouvement perpétuel et aérien d’une matière lourde et nombreuse. L’esprit n’a ni poids ni chiffre, il est indénombrable. Jongler déguise la matière en esprit en conférant à celle-ci les propriétés de celle-là. Le jongleur doit avoir la tête aussi rapide que les mains, doit calculer le temps que prendra la chute de chaque objet et accorder son geste à son estimation. Le jongleur de feu ajoute à ce pari une clause démentielle: la matière, outre son poids et son nombre, possède un danger. Si cette propriété demeure plus d’une fraction de seconde en contact avec le corps, il brûle.”

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