mercredi 23 novembre 2016

"On dirait nous" de Didier Van Cauwelaert

"On dirait nous" de Didier Van Cauwelaert
Ed. Albin Michel 2016. Pages 380. 

Résumé: « On dirait nous, à leur âge... »
Deux jeunes amoureux en détresse.
Un vieux couple irrésistible qui envahit leur vie et réalise leurs rêves.
Le bonheur absolu ?
Ou le plus dangereux des pièges... ?
Soline est une jeune violoncelliste, Illan un brillant glandeur au potentiel en sommeil. En dehors de leur amour, rien ne va plus dans leur vie... jusqu'au jour où un vieux couple attachant leur propose une existence de rêve. Mais qu'attendent-ils en échange ?

La 7 de la page 7: "Comme le train était de plus en plus complet, je lui ai proposé de l'emmener en taxi à Laval." 

En règle générale, j'aime beaucoup les thèmes abordés par Van Cauwelaert. Il est rare que cet auteur me déçoive tant le style et les thèmes intéressants sont au rendez vous des romans de cet auteur. Et pourtant, cette fois, la sauce n'a pas pris. Le verdict est sans appel, "On dirait nous" ne m'a pas attrapée dans ses filets. Le côté "surnaturel" ne m'a pas vraiment dérangée mais je n'y ai pas cru une seule seconde. Même le côté métaphorique du côté "surnaturel" ne m'a pas convaincue. Ces deux couples m'ont laissée de marbre. Van Cauwelaert tire son intrigue en longueur, lui donnant des rebondissements trop faciles, trop prévisibles. Si les thèmes généraux de l'auteur sont bien présents et que la plume reste constante, je ne suis pas entrée dans cette histoire. Une petite déception. 
Extrait: "Par dessus l'archet aux va et vient frénétiques, Soline ne se lassait pas de contempler les variations d'humeur et de chagrin sur le visage de son percussionniste. Tantôt serrant les dents de rage, tantôt souriant sous la montée d'un beau souvenir, George martelait le daim du tambour tlingit sans la moindre allégeance au tempo de la partition en cours. Il n'accompagnait pas le violoncelle, il bruitait ses états d'âme. Assis en tailleur sur le tapis, le dos cambré, le regard ardent, vêtu de sa veste d'intérieur grenat cintrée sur une chemise noire à foulard gris clair, il affectait l'élégance arrogante des milliardaires psychopathes dans les anciens James Bond. Seules ses larmes qui pleuraient en cadence sur le tambour ramenaient la situation à sa juste mesure." 
 

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