dimanche 20 août 2017

"Joyland" de Stephen king

"Joyland" de Stephen King
Ed. Le Livre de Poche 2016. Pages 400.

Résumé: Après une rupture sentimentale, Devin Jones, 21 ans, débarque l’été 1973 à Joyland, petit parc d’attraction sur le littoral de la Caroline du Nord. Il est embauché avec d’autres étudiants pour compléter l’équipe de forains, à la fois étrange et joyeuse. Sa rencontre avec un petit garçon doué de voyance, atteint d’une maladie grave, et surtout de sa mère, va changer la vie de Devin. Obsédé par le mystère du train fantôme soi-disant hanté par le spectre d’une femme égorgée 4 ans auparavant, le jeune homme se lance dans l’enquête. Un nouveau meurtre est-il possible ? Parviendra-t-il à l’éviter ? Une chose est sûre, l’aventure le changera à jamais...

La 7 de la page 7: "Sauf que j'avais prévu de passer au moins une partie de cette semaine-là avec Wendy." 

Amateurs de l'horreur, de l'épouvante, du sanglant et du frisson, ce livre est... Non ce livre n'est absolument pas fait pour vous. Si vous vous attendez à un King qui vous en met plein la vue avec de l'hémoglobine dégoulinante et des monstres cachés dans des placards, vous risquez d'être copieusement déçu. Si il y a bien une base de surnaturel dans ce roman, King nous offre ici un récit de vie comme il sait tellement bien le faire. Devin ne va pas être confronté à des bêtes immondes sorties d'un monde innommable, non, Devin va être confronté au démon le plus coriace qu'il est jamais donné de rencontrer; la vie elle-même. Je sais que cela peut faire pompeux comme présentation mais c'est pourtant le cas. "Joyland" est l'histoire d'un été où tout s'est mal passé et où pourtant tout ce qui devait se passer est arrivé. Empreint d'une mélancolie efficace, ce roman se laisse lire comme on boit un bon vin. Tempéré, il se laisse respirer pour fondre sous nos papilles de lecteurs. Devin est en quête mais il ne le sait pas. Devin construit l'homme qu'il deviendra sans s'en rendre compte. Bien sûr il y a bien une histoire de fantôme et de tueur en série, King ne serait plus King sans cela. Mais ce récit là n'est que prétexte. King nous emmène à Joyland. On y sent les odeurs, le vent nous ébouriffe les cheveux et jamais on ne voudrait partir. Un roman qu'on ne peut lâcher, avides inexorablement de connaître la fin de la quête de Devin. Un King en douceur et en subtilité. Un King qui a mûrit et qui nous donne le meilleur de sa récolte. 

Extrait: "L'écriteau en coquillages avait disparu du porche de la grande maison grise de Heaven's Bay. Mrs Shoplaw avait fait le plein de pensionnaires pour l'été et j'ai béni intérieurement Lane hardy de m'avoir fait penser à réserver un logement à l'avance. La troupe de saisonniers de Joyland était arrivée et il ne restait pas une chambre libre en ville." 
 

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