dimanche 20 août 2017

"The Heart of The Matter" de Graham Greene

"The Heart of the Matter" de Graham Greene.
Ed. Vintage Classics 2001. Pages 255.

Résumé: Scobie, a senior police officer serving in a war-time West African state, is distrusted, being scrupulously honest and immune to bribery. But then he falls in love, and is doing so he is forced to betray everything he believes in and stands for, with drastic and tragic consequences both for himself and for those around him.

La 7 de la page 7: "They are sending a man called Baker from Gambia." 

Avec "The Heart of the Matter" on entre dans un autre monde. Un monde révolu qui pourtant nous parle avec agilité et intelligence. Ce n'est pas une histoire de guerre même si le contexte s'y prête. Ce n'est pas une histoire d'espionnage même si le contexte s'y prête aussi. Non "The Heart of the Matter" est une histoire d'amour complexe et viscérale comme il en a rarement été écrite. Et si on y ajoute la plume acérée de Greene, on entre dans un roman sans concession qui nous percute de plein fouet. L'écriture de l'auteur oscille entre légèreté et lourdeur en créant ces personnages dont on ne sait trop quoi penser tant ils sont humains. Il est difficile de les aimer tout comme il est difficile de les haïr. Ils ont leurs défauts et leurs qualités. Ils font parfois -souvent- les mauvais choix. Ils semblent tous déambuler dans leurs bulles de réalité en ne se souciant pas du monde extérieur et de l'impact de leurs actes sur celui-ci. Et soudain, tout explose. Ils sont, comme le lecteur, envahi par le monde extérieur qui les rappelle à l'ordre. Greene y ajoute une bonne dose de puritanisme religieux qui semble naïf par rapport à la dureté impassible de la réalité. La foi semble les tenir en respect. Les péchés commis semblent les freiner. Et en fait, non. Bien sûr que non puisque que c'est d'amour que parle ici Greene. Pas un amour de princesse qui attend son prince charmant. Non, un amour violent et qui nous prend aux tripes. Celui contre lequel on ne peut rien. 
Un roman complexe qui se dévore avec avidité. 

Extrait; "At a quarter-past six next morning Ali called them. Scobie woke at once, but Louise remained sleeping -she had had a long day. Scobie watched her -this was the face he had loved: this was the face he loved. She was terrified of death by sea and yet she had come back,to make him comfortable." 

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