dimanche 20 août 2017

"Stupeur et tremblements" de Amélie Nothomb

"Stupeur et Tremblements" de Amélie Nothomb.
Ed. Le Livre de Poche 2016. Pages 186.

Résumé:Au début des années 90, la narratrice est embauchée par Yumimoto, une puissante firme japonaise. Elle va découvrir à ses dépens l'implacable rigueur de l'autorité d'entreprise, en même temps que les codes de conduite, incompréhensibles au profane, qui gouvernent la vie, sociale au pays du Soleil levant. D'erreurs en maladresses et en échecs, commence alors pour elle, comme dans un mauvais rêve, la descente inexorable dans les degrés de la hiérarchie, jusqu'au rang de surveillante des toilettes, celui de l'humiliation dernière.

La 7 de la page 7: "Mademoiselle Mori mesurait au moins un mètre quatre-vingts, taille que peu d'hommes japonais atteignent." 

Je suis Belge et pourtant, je dois bien avouer que les récits d'Amélie Nothomb, auteure majeure de mon pays ont le don de me plomber l'ambiance de mon week-end. Mais, dans une volonté de comprendre le "phénomène Nothomb" qui veut qu'on crie au génie à chaque fois qu'elle sort un nouveau roman. Donc me voilà, en compagnie de "Stupeur et Tremblements". 
Et je dois bien avouer que j'ai pas mal apprécié la lecture. Le style est fluide et assez agréable. On s'immerge dans cette entreprise japonaise en se demandant quand même quel est le problème exact de ce peuple, ce qui n'est pas, je pense, le but. Si le ton est humoristique, le récit est tout de même rempli de sadisme et d'humiliations assez volontaires. On se sent mal à l'aise en compagnie de ces personnages, tellement différents de notre culture et qu'il est fort difficile d'apprécier. Les méprisés du roman deviennent les héros du lecteur tandis que les bourreaux se transforment en monstres inqualifiables. Or, je ne pense vraiment pas que cela soit le but du roman. Peut-être est-il plus question de différences culturelles. Le plaisir de lecture n'est pas forcément constant mais on peut commencer à entrevoir les raisons du succès de Nothomb. Le livre est assez bon. Mais je ne suis toujours pas convaincue. 

Extrait:" J'eus envie de demander où était mon erreur, mais il était clair que mon chef ne tolérait pas les questions, comme l'avait prouvé sa réaction à mon investigation au sujet du destinataire. Il fallait donc que je trouve par moi-même quel langage tenir au mystérieux Adam Johnson." 
 

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