mardi 9 juin 2015

22/11/63 de Stephen King

"22/11/63" de Stephen King.
Ed. Albin Michel 2013. pages 937.
Titre Original: "22/11/63"

Résumé: Jake Epping est un enseignant d'anglais à Lisbon Falls, dans le Maine, qui se fait un revenu complémentaire en enseignant aux adultes dans le programme GED. Il reçoit un essai de l'un des étudiants : une histoire macabre, déchirante, au sujet d'une nuit il y a 50 ans quand le père d'Harry Dunning est arrivé à la maison, a tué sa mère, sa soeur et son frère avec un marteau. Harry s'en est sortit avec une jambe mal en point, comme le prouve sa démarche actuelle.
Un peu plus tard, Al, l'ami de Jake, lui raconte un secret : sa boutique est un portail vers 1958. Il enrole Jake dans une folle mission afin d'empêcher le meurtre de John Kennedy. Ainsi sa nouvelle vie en tant que Jakes George Amberson, son nouveau monde d'Elvis et JFK, un monde de grosses voitures américaines, d'un solitaire en difficulté nommé Lee Harvey Oswald et d'une bibliothécaire prénommée Sadie Dunhill, qui devient l'amour de Jake et qui transgresse les règles normales du temps.

La 7 de la page 7: "Mais néanmoins, un sourire radieux et engageant." 

Cela faisait quelques années déjà qu'on s'était quelque peu désintéressé de l’œuvre de Stephen King. Des sujets parfois trop alambiqués et des 4ème de couv' qui nous laissaient un peu perplexes. Avec "22/11/63", on retrouve la plume d'un grand King. Il laisse à nouveau entrer les lecteurs dans son imaginaire sans limite. Cet univers où nos règles ne comptent pas nous avait réellement manqué et cela faisait longtemps qu'on ne s'était pas vautré dans un King comme on s'est vautré dans ce roman. L'histoire, en elle-même, n'est pas très compliquée. Et si on pouvait remonter le temps? C'est ce qui arrive à Harry. Il peut retourner sauver Kennedy. 
Ça pourrait être basique sous la plume d'un autre. Mais avec King, cette simple histoire prend une autre dimension. Plus un prétexte qu'une histoire. Car dans ce roman, il nous emmène dans les années soixante. Il nous fait voyager dans un autre monde que le nôtre. On s'attache à ses personnages naïfs et pourtant si clairvoyants. 
Non seulement King pose de bonnes questions mais il a l'élégance de laisser le lecteur seul juge de ses actions. 
Le grand Stephen King est de retour. Ça fait du bien!

Extrait: "A cette époque, le base-ball se jouait comme il se devait: par de belles après-midi ensoleillées, au début de l'automne, quand on se sent encore en été."     

Aucun commentaire:

Publier un commentaire