jeudi 11 février 2016

"La Peau sur les os" de Richard Bachman (Stephen King)


“La peau sur les os” de Richard Bachman (Stephen King)
Ed. J’ai Lu 1998. Pages 377.
Titre Original: “Thinner”

Résumé: Billy Halleck, bon époux, bon père, vit dans le Connecticut et exerce son métier d'avocat à New York. Boulimique, il pèse plus de cent kilos.
Un jour, il tue accidentellement en voiture une vieille gitane. Sa position de notable lui vaut de n'être condamné qu'à une peine de principe et les Gitans sont expulsés de la ville. C'est alors que Billy commence à maigrir, et de plus en plus. Il a beau se gaver, rien ne peut enrayer cette perte de poids qui risque l'amener à une issue fatale. Terrifié, il comprend alors que le chef de la tribu gitane lui a jeté un sort...

La 7 de la page 7: “Halleck nota aussi que ses jambes étaient devenues si longues et fuselées que l’on apercevait les bords de sa petite culotte de coton jaune par l’échancrure de son short.”

“La peau sur les os” est un roman assez angoissant. Halleck est victime d’un sort et quoi qu’il arrive il commence à maigrir, inlassablement. Si au départ, la situation est plutôt avantageuse pour Halleck (il s’empiffre mais maigris jusqu’à trouver son poids idéal) elle tourne vite au vinaigre. En effet, vient un moment où la santé de Halleck commence à défaillir. Le roman est assez court (mais parfois un peu long...) mais la critique des diktats de la mode et du poids est bien présente sans pour autant “manger” l’histoire. La minceur est légion mais à trop vouloir atteindre cette perfection, on se prive de l’essentiel. Tel est le message sous-jacent de ce roman. King le dissimule pourtant bien dans une histoire de sortilège et de vengeance. Parfois on ressent quelques longueurs dans le récit mais ce n’est pas dérangeant au point où cela nuit trop à la lecture. Pour le dire plus simplement, une nouvelle aurait tout autant fait l’affaire que ces 377 pages. King emploie parfois quelques stratagèmes trop utilisés pour qu’on soit convaincu par la pirouette. Cela se laisse lire, c’est assez bon mais on est encore assez loin des tout grands romans de l’auteur.

Extrait: “En un sens, c’était un mensonge. Il avait atrocement mal. Pourtant d’une certaine manière, c’était vrai aussi. La présence de Ginelli le calmait plus que l’Empirisme, plus même que le Chivas. On souffre toujours plus quand on est seul.”

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