samedi 27 février 2016

"Les sarment d'Hippocrate" de Sylvie M. Jema


“Les sarments d’Hippocrate” de Sylvie M. Jema.
Ed. Fayard 2003. Pages 343.

Résumé: Que se passe-t-il dans le service de gynécologie-obstétrique du CHU? D'abord des lettres anonymes de plus en plus obsédantes, de plus en plus menaçantes... Et puis ces morts qui se succèdent... Le lieutenant Brandoni et le capitaine Pujol de Ronsac enquêtent chez les notabilités bourgeoises entre rébellions familiales et adultères discrets. Les intrigues du passé et du présent régissent ces pouvoirs locaux où les trahisons finissent par s'avouer "allergiques" aux fidélités.

La 7 de la page 7: “J’ai fait moi-même  l’observation.”

Je ne suis pas très férue des policiers médicaux. C’est donc avec un peu de réticence que j’ai commencé “Les sarments d’Hippocrate”. Et au fil des pages, j’ai bien été obligée de laisser tomber les armes et de m’avouer vaincue. Non seulement l’intrigue est bien construite et structurée mais en plus on se laisse mener à la baguette du début à la fin. Pour une fois, je suis parvenue à accepter de me laisser emporter dans le monde médical et ses méandres de secrets et de mystères.
Là où Jema fait vraiment du bon travail réside dans le fait que je me suis laissée emporter par l’intrigue et non pas par les personnages principaux. C’est réellement l’histoire qui m’a intéressée. Les personnages sont presque secondaires (surtout les policiers) Leur sort ne m’importait que très peu. Par contre, l’intrigue en elle-même m’a emportée. C’est bien écrit et on tourne les pages avec plaisir. Si la fin n’est pas téléphonée, elle est pourtant assez “prévisible” après tout, on a de plus en plus d’indices et la liste des suspects est de plus en plus réduite. De ce fait, on commence à entrevoir la fin de l’intrigue sans pour autant être déçu par la résolution finale de l’enquête. Mais on est assez satisfait en refermant ce livre. On y passe un bon moment et on reste sur une lecture assez agréable. Un bon policier qui nous permet de passer quelques bonnes heures de relaxation à tenter de découvrir ce qui se cache derrière tout ces secrets. Sans doute pas le policier de l’année mais cela reste du moins un bon petit roman qui se laisse lire avec une facilité déconcertante.

Extrait: “Lorsqu’elle n’était pas de service le samedi ou le dimanche, Brandoni aimait le vendredi soir… C’était un soir de luxe, un de ces soirs où l’on peut prendre le temps de tout et de rien, passer des heures à rêver devant la cheminée en écoutant ses disques préférés, lire allongée sur le tapis ou sur le lit, un plateau pour grignoter à portée de main, faire une orgie de mauvais feuilletons américains ou de films d’aventures rocambolesques en sirotant une vodka, mollement lovée sous la couette, Arakis au creux du bras, ranger soudain sa bibliothèque entière jusqu’à trois heures du matin… Un soir où le temps s’abolit, s’étire sans repère et sans contrainte, puisque le lendemain, il n’y a pas d’obligation d’heure ou d’activité…”

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