samedi 27 février 2016

"Le mauvais sujet" de Martha Grimes


“Le Mauvais Sujet” de Martha Grimes
Ed. Pocket 2010. Pages 441.
Titre Original: “The Man with a load of mischief”

Résumé: Long Piddleton est un charmant village du nord de l'Angleterre. Mais une série de meurtres abominables vient entacher le manteau de neige immaculé de cette bourgade paisible. Des cadavres sont retrouvés dans des positions insolites - à califourchon sur une poutre ou bien couché sur une table, un roman policier à la main - dans des auberges de campagne aux noms pittoresques et évocateurs : Le Mauvais Sujet, La Forge, Le Cygne à Deux Têtes..
Pour arrêter cette hécatombe, Scotland Yard dépêche sur place l'un de ses meilleurs limiers : Richard jury, un homme aussi tenace que chevaleresque. De la ténacité, il va lui en falloir pour démasquer le tueur en série parmi une foule de suspects : un aubergiste, un haut fonctionnaire déchu, une jeune. poétesse romantique, un pasteur, un auteur de polars, une poule de luxe et bien d'autres. Par bonheur, jury trouvera un précieux allié en la personne de Melrose Plant, châtelain dilettante que la nature a pourvu d'un cerveau fort efficace

La 7 de la page 7: “Comme les pouvoirs prophétiques de Mme Whitersby étaient un tant soit peu émoussés par le gin, Tom ne lui avait guère prêté attention.”

Avec “Le Mauvais Sujet “ , on a l’impression de lire un vieux policier bien anglais. Mais en fait, ce n’est ni “vieux” ni “anglais” et vient un moment où on s’en rend compte. Je ne dis pas que je n’ai pas aimé, même plutôt le contraire. Cependant, force est de constater que dans le style “vieillot”, je préfère quand même quand c’est du “pur jus”. L’écriture n’est pas désagréable mais l’intrigue est un peu trop désuète. Les personnages sont plutôt bien écrits et on prend plaisir en leur compagnie. Mais j’ai parfois eu l’impression d’être forcée dans ma lecture. J’aime les bon vieux policier anglais, donc il n’y avait aucune raison de ne pas aimer ce “pas si vieux américain”. Je vais couper la poire en deux et dire tout simplement que c’est une “bonne petite histoire policière” mais sans plus. Il lui manque ce petit charme britannique.

Extrait: “Il s’était mis à neiger – une fine poudreuse assez sèche, et non pas les gro flocons humides qui s’accrochent à vos cils et restent collés sur la langue. Jury aimait la neige, mais pas la variété londonienne qui se transforme en bouillie grisâtre et ne sert qu’à gêner la circulation. Les flocons tombaient de plus en plus drus, un peu comme du sucre en poudre, et lui cinglait le visage tandis qu’il remontait Islington High Street.”

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