lundi 11 avril 2016

"Il" de Derek Van Arman


“Il” de Derek Van Arman
Ed. Pocket 2014. Pages 956.
Titre Original: “Just Killing Time”

Résumé: "La plupart des tueurs en série n’ont rien à voir avec les mythes qu’ils ont engendrés. Ils ne vivent pas isolés, au milieu des bois ou au fin fond d’un asile. Ce sont vos propres voisins. Comme Bundy, Statler, Gacey, Williams, Merrin et des centaines d’autres sur cette liste, ce sont des individus que vous croisez aux réunions de parents d’élèves ou aux matchs de base-ball de Little League, ils prennent le bus avec vous, leurs enfants jouent avec les vôtres, et ils récitent peut-être même le Notre Père avec vous, lors de vos réunions de famille."
Ainsi parle Jack Scott, directeur de l’agence fédérale en charge des crimes violents et spécialiste des serial killers. Lorsqu’une mère et ses deux filles sont sauvagement assassinées dans une mise en scène macabre, c’est le début d’une chasse à l’homme impitoyable. Jack, qui pensait avoir tout enduré, devra affronter son passé pour mettre la main sur un tueur atypique, aussi pervers que machiavélique.

La 7 de la page 7: “Il avait puisé en eux tout un éventail d’émotions fortes: des histoires de trésors et d’explorateurs, des caches pillées par des espions confédérés, des grottes d’indiens regorgeaient de bijoux, d’or perdu, de poteries anciennes, et tout cet univers lui tendait les bras.”

Ce roman a été écrit en 1992. Et je ne doute pas un instant, qu’à cette époque, il devait être écrit dans un style nouveau et a dû soulever les enthousiasmes.
Or nous sommes en 2016. Et depuis, beaucoup d’eau est passée sous les ponts. Si vous regardez “Les Experts” et/ou “Esprits Criminels” vous avez déjà toutes les clefs pour dénouer ce sac de nœuds. Et c’est justement là où le bas blesse. Ce roman n’est absolument plus d’actualité. Il est répétitif (au point qu’il amène le lecteur à un certain agacement) et est composé des codes utilisés et réutilisés jusqu’à la corde par d’autres auteurs ou scénaristes. Je ne vais donc pas m’appesantir pendant de longues minutes sur “Il”. Si ce roman devait être bon en 1992, aujourd’hui il est désuet et ne comporte que très peu de bons éléments. 956 pages d’ennui. Évitez ce roman. Dommage.

Extrait:”Le son de cette voix le fit tressaillir. Après cette collision d’images, il revint à son affaire du moment. La blonde était une roulure, le garçon était un crétin et ce chien, il fallait le crever. Pleurer, c’est rien que de l’eau gâchée.”

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