lundi 11 avril 2016

"L'Ambre du Diable" de Mark Gatiss


“L’ambre du Diable” de Mark Gatiss.
Ed. Bragelonne 2016. Pages 303.
Titre Original: “The Devil in Amber”

Résumé: Voilà ce qui se passerait si Sherlock Holmes croisait Flashman dans le Temple Maudit ! » G.Q.L'irrésistible dandy anglais est de retour ! Une vingtaine d'années se sont écoulées depuis les événements scandaleux relatés dans Le Club Vesuvius. Lucifer Box, le plus sulfureux des agents secrets de Sa Majesté, est en mission à New York, où sévit un messie fasciste aux desseins purement diaboliques. Du Manhattan des années 20 aux sommets enneigés suisses, Lucifer Box s'embarque dans un périple décoiffant, avec sa décontraction légendaire...

La 7 de la page 7: “C’est la moindre des choses d’aider un vieux camarade en poistion délicate..., railla-t-il avant de jeter un regard goguenard à ma main blessée.”

“L’ambre du Diable” est le deuxième volet des aventures de Lucifer Box, le héro atypique de Mark Gatiss. J’avais été subjuguée par le premier tome “Le Club Vesuvius” et j’attendais énormément du deuxième tome. Je voulais retrouver ce personnage au plus vite. Je n’ai donc pas su résister longtemps à l’appel de la librairie et du deuxième tome. Me voici donc, après la lecture de “L’ambre du Diable”. Et dire que j’ai passé un bon moment serait mentir. J’ai passé un excellent moment! On retrouve le caustique Lucifer Box dans une aventure rocambolesque.On se ballade dans cette histoire avec une facilité déconvertante. L’écriture est efficace et percutante. Un petit bémol cependant, ce deuxième tome est un peu (beaucoup) plus lent que le premier. Paradoxalement, cela n’empêche pas la mise en tension de l’intrigue et des personnages (peut-être trop nombreux) Mais tout est maîtrisé et controlé. Vivement le tome 3!!

Extrait: “Imaginez-moi le lendemain matin, perdu dans mes pensées au beau milieu de Central Park enneigé, les yeux rivés sur les eaux brunes de l’étang tandis que les arbres dénudés et agités par le vent entrechoquent leurs branches dans un concert de bois sec. Pandora! Ma soeur! Après toutes ces années! Pour tout vous dire, ma frangine et moi ne nous sommes jamais entendus. Comme dans la grande majorité des disputes familliales, l’origine du conflit est d’une banalité confondante et remonte au jour funeste où ma mère a annoncé, sur un ton solennel mais ravi, que le petit Lucifer alors âgé de trois ans aurait bientôt la compagnie d’un ou d’une camarade de jeu. J’étais un enfant très sérieux, très choyé par mes parents, à la pâleur toute victorienne et aux culottes courtes toujours aussi impeccables que mes cheveux gominés. J’attendais un petit frère, naturellement. Quel garçon rêve d’une petite soeur? Aussi, quand ma soeur Pandora fit son arrivée, emmaillotée dans ses langes et parfumée à l’eau de lavande de maman, je la regardais d’un oeil mauvais par-dessus ma cuillère en bois tout en me faisant la promesse qu’elle ne resterait pas longtemps. S’ensuivit une série de manigances diaboliques consistant généralement à assommer bébé à l’aide de cubes en bois colorés ou à précipiter le landau dans la Serpentine avant de faire porter le chapeau à la nourrice. Ma carrière d’assassin professionnel se dessinait déjà, voyez-vous. Cependant, les années passant –lentement, entre les quatre murs vert olive de notre triste nursery- je finis par m’habituer à la présence de cette chipie. En rechanche, à mesure que mes tendances homicides diminuaient, les siennes prirent de l’ampleur. Sa beauté était comparable à la mienne, pourtant, elle semblait considérer que je lui faisais de l’ombre. Je ne comprenais pas du tout son point de vue. Mes parents nous prodiguaient leur amour de façon éminemment équitable: nous n’en recevions pas une miette chacun.”

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