jeudi 7 avril 2016

"Qui a tué Daniel Pearl" de Bernard-Henri Lévy


“Qui a tué Daniel Pearl?” de Bernard-Henri Lévy.
Ed Grasset 2003. Pages 536.

Résumé: On se souvient avec effroi des images diffusées en février 2002 montrant le supplice de Daniel Pearl, ce journaliste américain enlevé puis décapité, à Karachi, par une bande de " fous de Dieu ".
Hanté par le meurtre barbare du reporter du Wall Street Journal, à la fois juif et ami du monde arabo-musulman, Bernard-Henri Lévy a mené sa propre enquête. Celle-ci l'a conduit de Karachi à Londres, de Sarajevo à Dubaï, de Kandahar à Los Angeles et... Karachi. Il a remis ses pas dans les pas de la victime et de son bourreau. Il a retrouvé les témoins, les acteurs et les lieux. Il s'est plongé dans un monde de fanatismes et de passions sanglantes, de traques interminables, de manipulations périlleuses et de mensonges d'Etat.
Il a côtoyé la nébuleuse terroriste dans ses ramifications les plus stupéfiantes, dans ses complicités les moins avouables. A chaque étape de cette immersion dans l'univers des nouveaux " possédés ", deux questions : qui a vraiment tué Daniel Pearl ? Quel secret s'apprêtait-il à révéler quand ses assassins l'ont égorgé ? Bernard-Henri Lévy explore ces ténèbres en journaliste, en romancier, en philosophe.
Son livre propose un tableau moderne du mal. C'est une descente vers les enfers où couvent, peut-être, nos prochaines apocalypses.

La 7 de la page 7: “Et je suis bien décidé, maintenant que je suis ici, à ne pas en dire davantage.”

Si vous ne connaissez pas l’histoire de Daniel Pearl, elle est très simple et terriblement douloureuse. Journaliste américain enlevé et ensuite décapité à Karachi. Les images ont fait le tour du monde en 2002. Ces images étaient tellement insoutenables que même quatorze ans plus tard, je m’en rappelle.
BHL décide de mener l’enquête en marchant dans les pas de ce journaliste. Cela peut sembler louable aux premiers abords. Essayer de comprendre comment un tel drame a pu se produire. L’intention était effectivement louable. L’exécution est pathétique. Beaucoup trop auto-centré sur l’auteur. Une récupération personnelle d’un drame, d’abord politique, et ensuite (et surtout) famillial. Il est rare d’avoir envie de gifler un auteur. Si vous avez envie de tester de sentiment, n’hésitez-pas, lisez ce livre. L’écriture est moyenne et le propos complètement ruiné par une conclusion qui précède l’enquête. C’est minimaliste et dénote une méconnaissance des conflits de la région. Daniel Pearl et sa famille ne méritait vraiment pas un tel comportement d’un “écrivain” en mal d’actualité. Mauvais. Très mauvais.


Extrait: “Arrivée à Karachi. La première chose qui frappe c’est, dès l’aéroport, l’absence totale d’Occidentaux.”

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