jeudi 7 avril 2016

"Le Club Vesuvius" de Mark Gatiss.


“Le Club Vesuvius” de Mark Gatiss.
Ed. Bragelonne 2015. Pages 306.
Titre Original: “The Vesuvius Club”

Résumé: Portraitiste de talent, dandy, bel esprit, mauvais garçon… et le plus irrésistible des agents secrets de Sa Majesté. Lorsque les meilleurs scientifiques du royaume sont mystérieusement assassinés, Lucifer se lance dans une enquête trépidante, des clubs de gentlemen londoniens aux bas-fonds volcaniques de Naples, tout en déterminant la façon la plus seyante de porter un œillet blanc à sa boutonnière. Une immersion étourdissante dans les arcanes d’un ordre occulte aux pratiques décadentes – et de ses secrets les plus sulfureux.

La 7 de la page 7: “A présent, j’allais pouvoir apporter cet échantillon à mon tailleur.”

Je connaissais déjà Mark Gatiss en tant que scénariste de “Docteur Who” ou encore de “Sherlock”. J’admire l’imagination que demande la première série et suis émerveillée de l’intelligence de la l’adaptation de la deuxième. J’étais donc très impatiente de découvrir Mark Gatiss, l’auteur de romans.
Déjà, le livre est terriblement beau et attrayant. Bragelonne a vraiment mis le paquet pour son édition “steampunk”.
L’histoire du “Club Vesuvius” est d’abord assez originale tout en restant dans des codes connus et reconnus. Gatiss part de ce qu’on connaît pour ensuite tout déconstruire et shooter un grand coup dans son texte. Une véritable réussite.  Un rythme assez soutenu et des situations cocasses, “Le Club Vesuvius” ne laisse pas son lecteur en attente.
Enfin, le personnage principal. Lucifer Box. Il est trucculent, sarcastique et savoureux à souhait. Un espion tel que Wilde aurait pu l’inventer. Que demander de plus?
Si il y a quelques lenteurs et quelques répétitions inutiles, on ne s’ennuie jamais tellement la plume de Gatiss est implacable.
J’attends déjà le deuxième tome avec impatience!

Extrait: “Comme vous vous en doutez, j’avais suffisamment traîné mes guêtres de par le monde pour savoir qu’il ne s’agissait pas simplement de la réunion annuelle d’un bordel de luxe. Ce genre d’événement requiert rarement que les membres du conseil se déguisent, et le titre le plus exotique qui circule est sans doute “Monsieur le directeur!”. Non, voilà qui était plus louche qu’une cuillère à soupe. Les trois nouveaux venus avaient allumé des torches supplémentaires, si bien que je pus voir divers plans et cartes épinglés aux murs. Je remarquai également que les quatre mannequins de paille avaient été menottés à leur chaise, comme s’il risquaient de s’enfuir.”

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