mercredi 12 octobre 2016

"La trilogie berlinoise" de Philip Kerr

"La trilogie berlinoise" de Philip Kerr. 
Ed. Le Livre de Poche 2010. Pages 1015. 
Titre Original: "Berlin Noir" 

Résumé: Publiés pour la première fois dans les années 1989-1991, L'été de cristal, La pâle figure et Un requiem allemand évoquent l'ambiance du Ille Reich en 1936 et 1938, et ses décombres en 1947 Ils ont pour héros Bernie Gunther, ex-commissaire de la police berlinoise devenu détective privé. Désabusé et courageux, perspicace et insolent, Bernie est à l'Allemagne nazie ce que Phil Marlowe était à la Californie de la fin des années 30 : un homme solitaire témoin de la cupidité et de la cruauté humaines, qui nous tend le miroir d'un lieu et d'une époque. Des rues de Berlin " nettoyées " pour offrir une image idyllique aux visiteurs des Jeux olympiques, à celles de Vienne la corrompue, théâtre après la guerre d'un ballet de tractations pour le moins démoralisant, Bernie va enquêter au milieu d'actrices et de prostituées, de psychiatres et de banquiers, de producteurs de cinéma et de publicitaires. Mais là où la Trilogie se démarque d'un film noir hollywoodien, c'est que les rôles principaux y sont tenus par des vedettes en chair et en°os.*Heydrich, Himmler et Goering...

La 7 de la page 7: "Eh bien, je ne sais pas ce qu'il en pense, mais vers la fin de la guerre, si un soldat se comportait de manière satisfaisante, il lui était facile de décrocher une croix de fer de seconde classe." 

"La trilogie berlinoise" comprend, comme il l'est suggéré par son titre, trois romans. Dans ces trois romans, on y rencontre Bernie Gunther, un personnage phare de Kerr. Et quel personnage! Cynique et pourtant naïf. Dur et pourtant tendre. Impitoyable et pourtant compréhensif. Vous l'aurez compris, un personnage complexe qui ravi le lecteur. On voyage dans l'Histoire, une histoire sombre et pourtant, Kerr parvient à l'illuminer de sa plume et par l'intelligence de son écriture. Kerr nous introduit dans son monde, dans sa vision de l'Histoire et y implante sa patte. Le lecteur en redemande. 

Extrait: "Derrière l’immeuble où était situé mon bureau, se trouvait l’Alex, le quartier général de la police… qui considère aujourd’hui comme criminel le fait de parler irrespectueusement du Führer, coller sur la vitrine de votre boucher une affiche le traitant de «vendu», omettre de pratiquer le salut hitlérien ou se livrer à l’homosexualité. Voilà ce qu’était devenu Berlin sous le gouvernement national-socialiste: une vaste demeure hantée pleine de recoins sombres, d’escaliers obscurs, de caves sinistres… où s’agitaient des fantômes déchaînés qui jetaient les livres contre les murs, cognaient aux portes, brisaient des vitres et hululaient dans la nuit, terrorisant les occupants au point qu’ils avaient parfois envie de tout vendre et de partir."

Aucun commentaire:

Publier un commentaire