mercredi 12 octobre 2016

"L'Homme de Saint-Péterbourg" de Ken Follet

"L'Homme de Saint-Pétersbourg" de Ken Follet. 
Ed. Le Livre de Poche 1994. Pages 450. 
Titre Original: "The Man from St-Petersburg" 

Résumé: À la veille de la Première Guerre mondiale, un envoyé du tsar, le prince Orlov, arrive à Londres avec pour mission de renforcer l’alliance entre la Russie et le Royaume-Uni.
En même temps que lui, débarque dans la capitale anglaise un redoutable anarchiste échappé du fond de la Sibérie...
Dans le duel qui va opposer ces deux hommes, de grands personnages sont en cause, dont un certain Winston Churchill, pour l’heure Premier Lord de l’Amirauté, et la très belle Charlotte Walden, idéaliste et volontaire, fille de l’homme qui porte sur ses épaules le destin de l’Empire britannique.
Passions romantiques et suspense implacable, dans les derniers feux d’une Europe au bord du gouffre : maître incontesté du thriller d’espionnage, l’auteur du Code Rebecca nous offre ici un enivrant cocktail romanesque.

La 7 de la page 7: "Churchill avait l'air grave." 

Ken Follet n'est jamais aussi bon que quand il décide de jouer avec l'Histoire. Si "L'Homme de Saint-Pétersbourg" est un thriller, il joue également sur plusieurs des codes du roman d'amour comme sur des codes du roman d'espionnage. Donc comment vraiment bien définir ce roman? C'est assez compliqué. Et c'est justement pour cela que ce roman est une réussite. En effet, chaque genre est très bien utilisé par Follet. Tout y est vraisemblable. Tout se goupille magistralement. Et le résultat nous donne un roman agréable à lire et assez prenant. Un excellent moment de lecture. 

Extrait: "L’homme est l’animal le plus cruel de la terre. Et qui donc a choyé et développé les instincts de cruauté dans l’homme, si ce n’est le roi, le juge et le prêtre armés de la loi, qui faisaient arracher la chair par lambeaux, verser de la poix brûlante dans les plaies, disloquer les membres, broyer les os, scier les hommes en deux, pour maintenir leur autorité ? Que l’on calcule seulement tout le torrent de dépravation versé dans les sociétés humaines par la « délation » favorisée par les juges et payée par les écus sonnants du gouvernement, sous prétexte d’aider à la découverte des crimes. Que l’on aille en prison, et que l’on étudie là ce que devient l’homme, privé de liberté, enfermé avec d’autres dépravés qui se pénètrent de toute la corruption et de tous les vices qui suintent des murs de nos geôles."

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