lundi 18 mai 2015

La Route de Cormac McCarthy


"La Route" de Cormac McCarthy.
Ed. Points 2011. Pages 432.
Titre Original: The Road.

Résumé: L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie.

La 7 de la page 7: "Ils mangèrent froid leur pauvre repas et s'allongèrent dans leur couchage, la lampe posée entre eux." 

Il y a peu de livres qui, une fois refermés, continuent de vous couper le souffle. 
"La Route" est sombre. "La Route" est angoissant. Mais que cette route est belle. 
Belle d'espoir qui guide chaque pas du père et du fils. Deux philosophies opposées qui se tiennent la main pour continuer sur cette route dont on ne connaît ni le début ni la fin. 
Ils ont tout perdu mais marchent quand même, car qui sait ce qui se trouve au bout de la route. 
Une histoire de vie plus que de survie, McCarthy nous livre ici un véritable bijou littéraire. Une leçon de vie aussi. Que ferions-nous si nous devions emprunter cette route? Or, sans le savoir, nous y sommes déjà. Nous avons déjà fait notre choix. Et vous? Vous marchez ou vous abandonnez? 

Extrait: "Il fut réveillé par le froid dans la nuit et il se leva et cassa encore du bois pour le feu. Les formes des petites branches d'arbre d'une incandescence orange dans les braises. Il souffla sur les flammes et y remit du bois et s'assit en tailleur, adossé au pilier de pierre de pont. De gros blocs de pierre calcaire empilés sans mortier. En haut la ferronnerie brune de rouille, les rivets aplatis au marteau, les traverses et les croisillons de bois. Le sable là où il était assis était tiède au toucher mais loin du feu la nuit était d'un froid tranchant. Il se leva et traîna sous le pont une nouvelle provision de bois. Il écoutait. Le petit ne bougeait pas. Il s'assit à côté de lui et caressa ses pâles cheveux emmêlés. Calice d'or, bon pour abriter un dieu. S'il te plaît, ne me dis pas comment l'histoire va finir. Quand il releva les yeux au loin sur l'obscurité de l'autre côté du pont, il neigeait." 

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