vendredi 27 novembre 2015

"Cujo" de Stephen King

"Cujo" de Stephen King
Ed. J'ai Lu 1996. Pages 380.

Résumé: A la suite d'une panne et de coïncidences exceptionnelles, Donna Trenton et son fils Tad se retrouve enfermée dans leur voiture à cause de la présence d'un chien enragé (Cujo) qui les empêche de sortir de l'automobile afin d'appeler de l'aide. En effet, son mari - Vic Trenton - est en voyage d'affaires et ne peut par conséquent pas savoir la situation de son épouse. Quant à la famille propriétaire du chien, la mère et son enfant (Charity et Brett Camber) sont en vacances chez sa soeur alors que le père (Joe Camber) n'a pu échapper à la violence aveugle que son chien entraîne derrière lui.

La 7 de la page 7: "Et cette impression paraissait ce qu'il y avait de plus insupportable." 

"Cujo" est, peut-être, le livre de Stephen King le plus oppressant. On est enfermé en même temps que les personnages dans cette voiture face à ce chien transformé en tueur implacable. Et pourtant, peu d'action dans ce livre. Mais après tout, on est coincé dans une voiture dont on ne peut sortir car elle est gardée par un chien enragé... Ça ne laisse pas beaucoup de place aux grandes actions...  Mais c'est justement le propos. On est totalement coincés! King nous enferme dans cette voiture avec ses personnages. On attend l'action, et donc on sursaute au moindre bruit. On se retrouve à regarder son propre chien de travers... 
"Cujo" est diablement efficace et, pour une fois, ce n'est pas en raison d'un quelconque procédé surnaturel ou épouvantable... Non, juste un chien... Mais quel chien!! 

Extrait: "Donna émit un cri rauque et bestial, elle tenta de repousser l'assaillant à deux mains, le sang coulait sur la ceinture de son pantalon. Tenant le chien d'une main, elle chercha la poignée de la portière de l'autre. Dès qu'elle l'eut trouvée, elle referma violemment la porte sur l'animal. Plusieurs fois. Chaque coup porté dans les côtes de Cujo produisait un bruit sourd, comme un gros battoir frappant un tapis suspendu à une corde à linge. A chaque coup, Cujo poussait un grognement, soufflant sur la jeune femme son haleine chaude et fétide."

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