vendredi 20 novembre 2015

"L'homme aux cercles bleus" de Fred Vagas

"L'homme aux cercles bleus" de Fred Vargas.
Ed. J'ai Lu 2013. Pages 220.

Résumé: "Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?"
Depuis quatre mois, cette phrase accompagne les cercles bleus qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de Paris. Au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet perdu: trombone, bougie, pince à épiler, patte de pigeon...
Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent: un maniaque, un joueur.
Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite sont de mauvais augure. Il le sait, il le sent: bientôt, de l'anodin saugrenu on passera au tragique.

La 7 de la page 7: "Il avait débrouillé coup sur coup au cours des cinq années suivantes quatre meurtres d'une manière que ses collègues avaient trouvée hallucinante, c'est à dire injuste, provocante." 

Première rencontre avec le commissaire Adamsberg. Et cette première rencontre est bien singulière. Tout en poésie, Vargas nous emmène dans une histoire policière drôle et impalpable. On se balade dans Paris, suivant ces inscriptions mystérieuses. On se demande où Vargas nous nous emmène mais on l'accompagne avec plaisir. La plume est efficace et l'histoire inédite. Mais ce qui marque le plus dans "L'homme aux cercles bleus", c'est surtout le protagoniste, le commissaire Adamsberg. Il est insaisissable et pourtant très attachant. Une aura de mystère l'entoure  et s'intègre parfaitement dans cette histoire qui est à sa mesure.  
"L'homme aux cercles bleus" nous donne envie de continuer à lire les aventures d'Adamsberg. Vivement la suite! 

Extrait: "Quand on regarde de l'eau dans un seau, dit Adamsberg, on voit le fond. On met le bras dedans, on touche quelque chose. Même chose dans un tonneau, on y arrive. Dans un puits, rien à faire. Même lancer des petits cailloux dedans pour essayer de se rendre compte, ça ne sert à rien. Le drame, c'est qu'on essaie quand même. L'homme, il faut toujours qu'il se «rende compte». C'est ça qui ne lui vaut que des emmerdements. Vous ne vous imaginez pas le nombre immense de petits cailloux qui sont au fond des puits. Ce n'est pas pour écouter le bruit que ça fait quand ça tombe dans l'eau que les gens les lancent, non. C'est pour se rendre compte." 

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