jeudi 26 novembre 2015

"Le Parfum" de Patrick Süskind

"Le Parfum" Patrick Süskind
Ed. Le Livre de Poche 2008. Pages 279.
Titre Original: "Das Parfum"

Résumé: Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque.
Il s'appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n'aurait pas survécu. Mais Grenouille n'avait besoin que d'un minimum de nourriture et de vêtements et son âme n'avait besoin de rien. Or, ce monstre de Grenouille, car il s'agissait bien d'un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout puissant de l'univers, car " qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur des hommes ".
C'est son histoire, abominable... et drolatique qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman qui, dès sa parution, eut un succès extraordinaire et est devenu très vite un best-seller mondial.

La 7 de la page 7: "Et tout ça pour trois francs par semaine." 

"Le Parfum" est un roman étrange. Très étrange. On oscille entre des parties abominables et des parties assez drôles. Les personnages, et surtout Grenouille, sont superbement écrits et particulièrement efficaces. On ne peut s'empêcher de sentir énormément d'empathie pour Grenouille, alors qu'au final, il n'en mérite aucune. C'est un assassin de la pire sorte. Il est cruel, hautain, méprisant. Mais on s'attache à lui quand même. 
Mais au-delà de cela, c'est surtout l'ambiance qui réussit le livre. Sombre et angoissante. Envoûtante et entêtante. On ne peut s'empêcher de se vautrer dans les ambiguïtés d'ambiance. On en redemande. 

Extrait: "Maintenant il sentait qu'elle était un être humain, il sentait la sueur de ses aisselles, le gras de ses cheveux, l'odeur de poisson de son sexe, et il les sentait avec délectation. Sa sueur fleurait aussi frais que le vent de mer, le sébum de sa chevelure aussi sucré que l'huile de noix, son sexe comme un bouquet de lis d'eau, sa peau comme les fleurs de l'abricotier... et l'alliance de toutes ces composantes donnait un parfum tellement riche, tellement équilibré, tellement enchanteur, que tout ce que Grenouille avait jusque-là senti en fait de parfums, toutes les constructions olfactives qu'il avait échafaudées par jeu en lui-même, tout cela se trouvait ravalé d'un coup à la pure insignifiance."

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