mardi 24 novembre 2015

"Jack L'Eventreur: Affaire classée. Portrait d'un tueur" de Patricia Cornwell

"Jack L’Éventreur: Affaire classée. Portrait d'un tueur" de Patricia Cornwell
Ed. des deux terres 2003. Pages 438.
Titre Original: "Jack the Ripper - Case Closed"

Résumé: Entre les mois d'août et novembre 1888, au moins sept femmes furent assassinées à Londres dans le quartier de Whitechapel. La nature effroyable de ces meurtres provoqua la panique et la terreur dans l'East End, et donna naissance au surnom qui allait devenir synonyme de serial Biller Jack l'Eventreur. Pendant cent quinze ans, ces meurtres ont constitué une des plus grandes énigmes criminelles du monde. C'est lors d'une visite à Scotland Yard, en mai 2001, que Patricia Cornwell s'est intéressée à " l'affaire " Jack l'Éventreur et à la personnalité ambiguë et inquiétante de Walter Sickert, un peintre impressionniste britannique célèbre à la fin du XIXe siècle. Très vite, elle a eu l'intime conviction que Sickert et l'Eventreur ne faisaient qu'un. Après avoir mis en piste les plus fins enquêteurs et experts en médecine légale, l'auteur nous livre les résultats de son enquête et, comme un véritable témoin à charge, présente ses preuves. Grâce à sa connaissance des enquêtes criminelles, à l'étendue de sa documentation et à ses talents de romancière, Patricia Cornwell reconstitue l'arrière-plan de cette sinistre affaire l'Angleterre à l'époque victorienne. Patricia Cornwell réussit un véritable thriller, avec une parfaite maîtrise et une conviction sans faille.  

La 7 de la page 7: "Les étoiles se fichaient pas mal de lui." 

Bon. On ne va pas se mentir... J'ai été très déçue par ce livre (qu'on ne qualifiera pas de roman puisqu'il est vendu comme une enquête sérieuse sur Jack L’Éventreur.)   Il existe bon nombre d'auteurs qui ont, à un moment, décidé de revêtir leur cape d'enquêteur pour tenter de résoudre la plus célèbre série de crimes ayant touché Whitechapel à la fin du 19ème siècle. Et chacun d'entre eux à son suspect préféré. Mais ils ont souvent tendance à mettre en avant ce qui cautionne leur théorie en passant sous silence ce qui la mettrait à mal. Et c'est exactement le problème dans cette enquête de Cornwell. On sent bien que son coupable est déjà tout désigné et que l'ensemble des faits vont être détournés pour aller dans son sens. Et c'est exactement ce qu'il se passe ici. Elle met de côté tout ce qui pourrait aller à l'encontre de son fait: Walter Sickert est Jack L’Éventreur. Le problème fondamental, c'est qu'elle ne s'appuie que sur une vague comparaison graphologique. Tout ce qu'elle peut prétendre, c'est que, peut-être, Sickert a-t-il écrit à Scotland Yard. Si on prend en considération que les preuves graphologiques sont parfois (souvent) à prendre avec caution, il est quand même assez faible de baser sa réflexion juste là-dessus. Parce qu'il faut bien constater, que mis à part cela, Cornwell ne se base sur presque rien d'autre de concret. Alors, non, ça ne tient pas. Non seulement Cornwell n'est pas convaincante mais en plus je me suis sentie flouée dans ma lecture, forcée dans ma réflexion. Bref, je n'y ai pas cru un seul instant. 

Extrait: "Les psychiatres interprètent les états mentaux et les désirs émotionnels d' un patient à travers son comportement et les aveux de ses sentiments et de ses actes. Les médecins des morts, eux, doivent faire ces mêmes interprétations en utilisant le braille des blessures, anciennes et récentes, les résidus présents sur le corps, la manière dont une personne est habillée et où elle est morte. Écouter parler les morts est un don unique, et cela nécessite une formation hautement spécialisée. Le langage du silence est dur à interpréter, mais les morts ne mentent pas. Il et parfois difficile de les comprendre, et on peut les comprendre de travers, ou ne pas les retrouver avant qu' ils aient cessé de parler. Mais s' ils ont encore des choses à dire, la véracité de leurs affirmations est implacable."

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