lundi 12 octobre 2015

"Du bout des doigts" de Sarah Waters


 "Du bout des doigts" de Sarah Waters
Ed. 10/18 2005. Pages 750.
Titre Original: "Fingersmith"

Résumé:  Londres, 1862. À la veille de ses dix-huit ans, Sue Trinder, l'orpheline de Lant Street, le quartier des voleurs et des receleurs, se voit proposer par un élégant, surnommé Gentleman, d'escroquer une riche héritière. Orpheline elle aussi, cette dernière est élevée dans un lugubre manoir par son oncle, collectionneur de livres d'un genre tout particulier. Enveloppée par une atmosphère saturée de mystère et de passions souterraines, Sue devra déjouer les complots les plus délicieusement cruels, afin de devenir, avec le concours de la belle demoiselle de Briar, une légende parmi les cercles interlopes de la bibliophilie érotique. Héritière moderne de Dickens, mais aussi de Sapho et des Libertins, Sarah Waters nous offre une vision clandestine de l'Angleterre victorienne, un envers du décor où les héroïnes, de mariages secrets en amours interdites, ne se conduisent jamais comme on l'attendrait. Un roman décadent et virtuose.

La 7 de la page 7: "Comme d'habitude." 

Certes, il y a un nombre assez important de pages. Mais ce roman est plein de rebondissements superbement bien menés et les personnages sont merveilleusement bien écrits. Récit à la double personne, ce livre nous fait haleter à chaque tournage de page. On a envie de savoir quelle sera la fin pour les deux héroïnes principales. Très bien fait! Ne vous laissez pas rebuter par le pavé qu'il représente, ça se lit tout seul. 

Extrait: "Je connais le monde et ses plaisirs aussi bien que les pires débauchés de l'univers romanesque; pourtant je n'ai pas une seule fois franchi les murs du parc de mon oncle depuis qu'il m'a recueillie. Je sais tout sans rien savoir. Ceci sera essentiel pour la suite. Il ne faudra pas oublier tout ce que je ne sais pas faire, tout ce que je n'ai pas vu. Je ne sais ni monter à cheval ni danser. Je n'ai jamais eu entre les mains de l'argent à dépenser. Je n'ai jamais mis les pieds dans un train ou un théâtre, jamais vu ni la mer ni la montagne;Je n'ai jamais vu Londres mais j'ai l'impression de connaître la ville. Elle m'est familière grâce aux livres de mon oncle."

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