jeudi 1 octobre 2015

"Jusqu'à ton dernier souffle" de Ann Rule

"Jusqu'à ton dernier souffle" de Ann Rule.
Ed. Michel Lafon 2004. Pages 368.
Titre Original: "Every Breath You Take"

Résumé: " S'il m'arrive malheur, veille à ce qu'on ouvre une enquête, et promets-moi que tu demanderas à Ann Rule de raconter mon histoire. Telle est l'étrange supplique qu'adresse Sheila à sa sœur, quelque temps après son divorce. Dix ans plus tard, on retrouve au bord de sa piscine son corps gisant dans une mare de sang. Autour d'elle, les traces de pas de ses quatre bambins. Sheila Blackthorne avait pourtant refait sa vie, protégé son anonymat, construit une nouvelle famille, mais elle sentait, depuis toujours, planer une ombre au-dessus de son bonheur. Celle d'un homme qui s'était juré de la harceler sans relâche. Jusqu'à ton dernier souffle : derrière un écheveau de mensonges et d'obsessions. le récit d'une froide vengeance qui aboutit à l'anéantissement d'un être trop aimé.

La 7 de la page 7: "Très jolie, les yeux bleus, les traits fins, le teint d'une blancheur éclatante, Gene s'était mariée à quinze ans avec un jeune soldat, Duane Anderson." 

Ann Rule nous a quitté cet été, et j'ai donc décidé de relire un de ses romans pour me remettre dans cette ambiance si particulière que l'auteure savait si bien mettre en place. 
Comme toujours, Rule part d'une histoire de faits divers réel. Et c'est justement pour cela qu'on aime Ann Rule. On oscille entre vérité et romanesque sans jamais savoir sur quel pied dansé. On a vraiment l'impression de lire un thriller bien campé alors que Rule se sert d'une histoire vraie. 
Ici, elle utilise l'histoire de Sheila Blackthorne, née Walsh, qui sera poursuivie par son ex-mari jusqu'à la dernière minute qui lui sera fatale. 
Et c'est dans cette optique que Rule est vraiment intéressante. Elle parvient à donner le premier rôle aux victimes et non pas, comme trop souvent, aux assassins. Elle leur donne un visage, des sentiments, elle les humanise. Et juste pour cela, on la recommande! 

Extrait: "Sa voix, tandis qu'elle appelait "maman" résonnait sur les murs comme sur les parois d'une caverne. Elle sortit dans le jardin par la porte de la cuisine: personne; elle passa sous la grande véranda vitrée, se pencha sur la piscine...rien." 

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