mercredi 7 octobre 2015

"Tueurs" de Stéphane Bourgoin

"Tueurs" de Stéphane Bourgoin.
Ed. Grasset 2010. Pages 283.

Résumé: Depuis 1979, j'ai interrogé soixante-dix tueurs en série à travers le monde et consacré quatre ouvrages à ce phénomène : Serial Killers, Le Livre rouge de Jack l'Eventreur, Le Livre noir des serial killers et Profileuse.
Avec Ed Kemper, Albert DeSalvo, Jeffrey Dahmer, Henry Lee Lucas, Arthur Shawcross, Peter Kürten ou Jack l'Eventreur, je me suis intéressé aux plus célèbres de ces stakhanovistes du crime. Dans le présent ouvrage, je relate plusieurs affaires de tueurs en série, bien sûr, mais aussi de criminels qui n'ont tué qu'une seule fois, de même que certains tueurs de masse, dont la psychologie est très différente de celle du serial killer. J'ai souhaité dresser le portrait de meurtriers oubliés de l'histoire ancienne ou contemporaine, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud, en France, mais aussi de meurtriers d'enfants et de meurtrières. Non, le crime n'est pas sans visage, il est partout et prend des formes infiniment variées : de "Torso", le tueur dépeceur de SDF à Cleveland à "Belle le Boucher" en passant par Priscilla Ford et Antone Léger, à la fois vampire et cannibale.
Lorsque vous refermez les pages de ce livre, je désire que vous gardiez présent à l'esprit que, derrière chaque tueur en série, il y a un grand nombre et de familles proches qui ont connu le martyr et qui continuent de souffrir.

La 7 de la page 7: "Le 6 Juin, le squelette d'une femme noire est découvert décapité sous le pont de "Lorain Carnegie Bridge", à Kingsbury Run." 

Stéphane Bourgoin  nous parle ici de plusieurs meurtriers et de leur destin. "Tueurs" n'est pas comme les autres livres de Bourgoin. L'expert français des serial killers nous emmène maintenant dans des noirceurs moins connues. Et ce n'est pas pour autant que ça en est moins effrayant. 
Bourgoin parvient à humaniser des victimes dont, bien trop souvent, on oublie le nom. Il met aussi les assassins à la place qu'ils méritent: la lie de l'humanité. Pourtant, son écriture se fait sans jugement, il reste objectif et nous livre la profondeur de l'âme humaine. Sa noirceur, surtout. 
Ne lisez pas ce livre d'une traite, vous pourriez perdre foi en l'être humain. Mais lisez le tout de même car on y apprend beaucoup de choses. 

Extrait: "Malgré son prénom, Belle Gunness n'est pas une beauté. Dotée d'un visage ingrat, au nez épaté, elle pèse largement plus de cent kilos. Mais cela ne l'empêche pas de se marier à plusieurs reprises ni de collectionner les riches amants - plus d'une quarantaine ! Et Belle fait fortune dans les assurances, par le biais d'une méthode pour le moins expéditive."

 

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