dimanche 25 octobre 2015

"Hunger Games" de Suzanne Collins

"Hunger Games" de Suzanne Collins
Ed. Pocket Jeunesse 2009. Pages 399.
Titre Original: "The Hunger Games"

Résumé: Les Jeux de la Faim ; 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras ?
Dans chaque district de Panem, une société reconstruite sur les ruines des États-Unis, deux adolescents sont choisis pour participer au Jeu de la Faim. La règle est simple : tuer ou se faire tuer. Celui qui remporte l'épreuve, le dernier survivant, assure la prospérité à son district pendant un an.
Katniss et Peeta sont les « élus » du district numéro douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée et, en plus, ils doivent remporter les votes de ceux qui les observent derrière leur télé...
Les alliances se font et se défont et Peeta déclare sa flamme pour Katniss à l'antenne. Calcul? Tout est possible, et surtout tout est faussé au sein du Jeu de la Faim...

La 7 de la page 7: "Tout serait parfait s'il s'agissait vraiment d'un jour férié, si nous avions la journée devant nous pour courir la montagne et chasser le dîner de ce soir." 

Le monde est divisé en districts. Les richesses aussi. Dans le district de Katniss, la pauvreté est légion. Afin de soumettre le peuple, le Capitole organise des jeux chaque année. Dans ceux-ci, deux jeunes de chaque district sont tirés au sort pour participer aux jeux. Ces jeux consistent, en fait, en une tuerie générale où le dernier survivant gagne une année d'abondance pour son district. Bref, une version édulcorée de "Battle Royale" à l'américaine. Mis à part qu'ici, l'intrigue met énormément de temps à avancer et à se construire. Et en plus, les personnages sont fort peu sympathiques (Katniss, ado rebelle agaçante et Peeta, lisse au possible) 
Collins se défend de "plagiat". Et elle a tout à fait raison! Ce n'est clairement pas "Battle Royale". Non vraiment pas! En plus, la défense de la "critique sociologique" de "Hunger Games" est rebutante au-delà de toute compréhension. Non, "Hunger Games" n'est pas une critique de la société et de son mode de fonctionnement. Non, c'est juste prendre une histoire déjà existante mais en la modifiant assez pour qu'on ne puisse pas crier au plagiat. 
En plus, il y a un côté "culcul la praline" particulièrement récurrent dans "Hunger Games" qu'il n'y a pas dans "Battle Royale". Les personnages sont hautement agaçant et c'est presque avec dépit qu'on se rend compte que, puisqu'il y a trois tomes, Katniss est plutôt en sécurité dans le premier volet. (Et c'est bien dommage, moi j'avais déjà envie de la voir partir à la page 13...) 
Ce livre m'a juste donné envie de retourner lire "Battle Royale". Ne vous attendez pas à trouver une chronique sur les tomes suivants sur ce blog. La torture a ses limites. 

Extrait: "Il arrive alors une chose inattendue. Pour moi, en tout cas, parce que je ne pensais pas compter dans le district Douze. Mais il s'est produit un changement quand je me suis avancée pour prendre la place de Prim, et on dirait désormais que je suis devenue quelqu'un de précieux. Une personne, puis deux, puis quasiment toute la foule porte les trois doigts du milieu de la main gauche à ses lèvres avant de les tendre vers moi. C'est un vieux geste de notre district, rarement utilisé, qu'on voit parfois lors des funérailles. Un geste de remerciement, d'admiration, d'adieu à ceux que l'on aime."

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