mercredi 28 octobre 2015

"Un tueur si proche" de Ann Rule

"Un tueur si proche" de Ann Rule
Ed. Le Livre de Poche 2004. Pages 541.
Titre Original: "The Stranger Beside Me"

Résumé: Pour le meilleur et pour le pire, Ted Bundy a fait partie de ma vie pendant dix-huit ans. Ted le monstre. Le monstre-tueur-violeur. Celui-là même avec qui je passais des nuits à secourir des correspondants en détresse, des candidats au suicide. J'entends encore la patience et la sympathie qui perçaient dans sa voix. Je me rappelle la sollicitude avec laquelle il m'escortait jusqu'à ma voiture au petit matin, au cas où...
Quand une vague de meurtres de jeunes filles ensanglanta le pays, j'eus droit, en tant qu'ancien membre de la police, à la primeur des informations. Et un beau jour, on m'annonça que les soupçons portaient sur mon ami. Seule une preuve absolument irréfutable m'amena à accepter que cet homme était le plus épouvantable des tueurs en série qu'aient connu les États-Unis ....

La 7 de la page 7: "La plupart des jeunes, loin de chez eux, sans travail, avec seulement soixante dollars avant la fin du mois éprouvent une certaine angoisse devant l'incertitude de leur avenir." 

Ce roman est particulier. Si on a l'habitude d'une Ann Rule qui part d'un fait divers pour en faire un "témoignage romancé", "Un tueur si proche" concerne Ted Bundy. Un tueur en série que Ann Rule ne connaissait que trop bien. Elle l'a côtoyé pendant des années. 
Dans "Un tueur si proche" il y a une sincérité qui peut parfois manquer dans le travail de Rule. Au-delà de l'intérêt du sujet, on est ici dans un roman où Ann Rule va se livrer, elle, pas l'assassin ni ses victimes. Toujours bien documenté, Rule signe ici son meilleur roman. 

Extrait: "Beaucoup de gens croient aujourd'hui que Ted Bundy a pris des vies humaines, mais il en a aussi sauvé. Je le sais, parce que j'étais là. Je m'en souviens comme si c'était hier : je le revois penché sur le téléphone, parler d'une voix contrôlée, sur un ton rassurant- je le revois lever les yeux vers moi, hausser les épaules et grimacer un sourire. Je l'entends encore approuver une vieille femme qui lui racontait comme la ville était belle quand l'éclairage public était au gaz, j'entends encore la patience infinie et la sympathie qui perçaient dans sa voix. Je le revois soupirer et rouler les yeux dans ses orbites tout en écoutant la confession d'un alcoolique repenti. Il n'était jamais brutal, prenait toujours le temps d'écouter."  

Aucun commentaire:

Publier un commentaire